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Les joies et les peines d'Eric Taylor

Créateur : chouchou70 
Date de création : 06.01.2019 à 18h02

Message du créateur :
Eric Taylor est un adolescent de 13ans, il a tous ce qu'on peux rêver mais un événement familial va bouleverser sa vie. Heureusement, il pourra compter sur l'aide de sa nouvelle voisine, Tam

Cet épisode compte 21 paragraphes

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Note de l’auteur : Cette histoire reprend les détails de la vie d’Éric évoqué dans ma première fanfiction « un destin mise à l’épreuve » mais il n’est pas nécessaire de l’avoir lu pour comprendre cette nouvelle fanfiction. 

Les personnages principaux ne m’appartiennent pas mais sont la propriété de la FNL. Tout personnage non présent dans la version originale FNL m’appartient.   Cette fanfiction a un but de divertissement et non un but lucratif.

 

EPILOGUE

 

Mary et John Taylor s’étaient rencontrés à la fac à Dallas. Très vite, John demanda Mary en mariage. Ensuite, John trouva un travail de chercheur pharmaceutique dans le département de la paralysie à Houston,  Mary le suivi.  Mary n’eut pas le temps de trouver un emploi puisqu’un mois plus tard leurs emménagements, elle apprit qu’elle attendait un enfant.   Éric Taylor naquit le 17 septembre 1965.  

Les treize premières années d’Éric Taylor étaient remplies de tous ce qu’un enfant pouvait espérer de mieux pour grandir, des parents attentionnés et à l’écoute, une bande d’amis inséparable, beaucoup de petite copine, de bon résultat à l’école. Éric cultivait deux passions dans sa vie : le dessin et le football.  Il suivait des cours de dessin privé, trois fois par semaine et tous les weekends, il avait entrainement avec l’équipe de la League des Pop Warner de Houston.  Mi-aout, Éric intègre le Houston High School et jouera pour l’équipe lycéenne des cougars, tout en continuant le dessin en option.

 Un équilibre familial sain et rempli de projet, jusqu’au jour où leurs vies familiales basculèrent


chouchou70  (06.01.2019 à 18:04)

CHAPITRE 1.

 

17 Septembre 1979.  

 

Comme tous les matins, Mary et John Taylor prenaient tranquillement leurs petit déjeuner dans la grande cuisine, quand Éric déboula, sautant de joie.

John : tu es bien matinal et joyeux ce matin, que ce passe-t-il ?

Éric excité : dit moi ce que tu as prévu aujourd’hui ?

John mentit : comme tous les jours, aller au travail. Pourquoi cette question ?

Éric : arrête de me faire languir papa.  Ça fait des semaines que tu me parles d’une énorme surprise pour mon anniversaire. Je veux savoir.

Mary : aller chéri, donne-lui son cadeau. Tu vois bien que notre petit garçon ne tient plus en place.

John tendit une enveloppe à Éric : joyeux anniversaire mon fils.

Éric arracha le cachet de l’enveloppe. A l’intérieur se trouvait un billet pour l’exposition universelle d’art plastique à Austin, ainsi qu’un billet sur les 50 Yards pour le match d’ouverture des Texans de ce soir, à Austin également.

Éric sauta au cou de son père, puis de sa mère en les remerciant pour se merveilleux cadeau.

Mary : allons finir de nous préparer. Départ dans 30 minutes. 

Au départ pour Austin, John se sentit fatigué et bizarre d’un seul coup mais décida de ne rien dire pour ne pas gâcher la journée de son fils.  Plus la journée passait, plus John avait du mal à suivre et à se concentrer sur quoi que ce soit. Mary s’aperçu du mal être de son mari mais ce dernier continua à nier.  Un peu plus tard dans la soirée, John s’écroula devant les yeux de sa femme et son fils.

 

Aux urgences.

 

Mary inquiète : comment va mon mari ? Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?

Dr Snow : votre mari a été victime d’un accident vasculaire cérébrale.  Son état est stationnaire maintenant et je tiens à vous rassurez que le pire est passé. Nous avons constaté chez votre mari, une tension artérielle assez élevé. Etait –il suivi ?

Mary : il prenait un traitement lors de grande période de stress qu’il interrompait lorsque sa tension était redescendue. 

Dr Snow : ce n’est jamais bon d’interrompre un traitement de la sorte, même si la tension est redescendue.  Votre mari est sujet au stress ? Que fait-il comme travail ?

Mary : mon mari est chercheur pharmaceutique dans le domaine des paralysies. Il rencontre beaucoup de stress ces derniers temps car on menace de fermer son site si aucune avancée à lieu dans les six prochains mois.  Il travaille beaucoup.  Est-ce la cause de son AVC ?

Dr Snow : le stress, la fatigue, ajouté à cela, une tension artérielle haute peut, en effet, conduire à un AVC.  

Mary : comment va-t-il ? Vous m’avez parlé d’état stationnaire ?

Dr Snow : pour le moment, je ne peux rien vous dire sur de possible effet secondaire car il n’est pas revenu à un état conscient.

Mary : il est dans le coma ?

Dr Snow : non rassurez-vous, il est juste inconscient pour le moment et je ne vois aucune raison pour qu’il ne revienne pas parmi nous dans quelques heures.

Mary : on peut le voir ?

Dr Snow : oui mais pas longtemps.  Je vous y conduis.

Mary alla chercher son fils, rester dans la salle d’attente. Ensemble, ils se rendirent dans la chambre des soins intensifs, ou son mari dormait encore. 

Le soir, Mary réserva une chambre d’hôtel à Austin. Éric était très silencieux mais Mary n’avait pas le cœur à consoler qui que ce soit.  Le lendemain matin, Mary se rendit, seule, à l’hôpital, laissant Éric dormir.  Le docteur Snow lui annonça que son mari était sorti de son état inconscient dans la nuit.  Malheureusement, son AVC avait laissé de grave séquelle. John souffrait d’une paralysie temporaire des jambes.  Le docteur avait pris les devants en réservant une place au centre de rééducation  d’Austin. Son mari y sera admis courant la semaine prochaine.

 

Dans la chambre d’hôpital.

 

Mary : bonjour mon cœur. Comment te sens-tu aujourd’hui ?

John : où est Éric ?

Mary : je l’ai laissé à l’hôtel. Il dormait comme un bébé.

John : je ne veux pas qu’il me voit dans cet état.

Mary : il va bien falloir pourtant.  Il était vraiment inquiet hier soir.  Comme moi d’ailleurs.

John : hier aurait dû être le plus beau jour de sa vie et j’ai tous gâché.  Jamais je ne me le pardonnerai.

Mary : tu as fait un AVC !

John : j’ai négligé ma santé afin de garder mon job et pour que vous manquiez de rien.  Je suis médecin merde ! Et maintenant, je me retrouve dans un lit d’hôpital, paralysé. C’est vraiment bête pour un médecin dans les paralysies. Non ? Mon fils se souviendra de son quatorzième anniversaire pas parce que j’ai réalisé son rêve, mais parce que son père s’est effondré sous ses yeux. 

Mary : tu aurais pu mourir John !

John : peut-être que j’aurai préfère mourir plutôt que de vivre avec cette honte d’avoir gâché l’anniversaire de mon fils et tous ceux qui suivrons.

Mary : tu crois qu’Éric t’en veux ? Son plus beau cadeau, s’est de savoir son père hors de danger. 

John : hors de danger mais paralysé.

Mary : moi je dis que tu as eu de la chance. Beaucoup s’en sorte avec des séquelles permanentes.  Tu vas aller dans ce centre de rééducation la semaine prochaine et nous te rejoindrons aussi vite qu’on le pourra. 

John : tu n’es pas obliger.

Mary : je suis ta femme et il est hors de question que je reste à la maison pendant que toi, tu es ici.  On va se serrer les coudes. 

John : et pour Éric ?

Mary : dès demain, je vais demander à l’école si on peut avoir ses cours par correspondance, juste l’affaire de quelques mois.

John : j’aurai préfère qu’Éric ne soit pas avec nous. Il est encore très jeune.

Mary : nous n’avons guère le choix John. Nos familles sont trop éloignées d’ici, où trop âgé pour faire le voyage.   Ne t’en fait pas, je veillerai à ce qu’Éric n’assiste pas a des choses traumatisante pour son jeune âge. Tout va bien se passer.

John : je tombe de fatigue. Dit à Éric qu’il ne s’inquiète pas et que je pense fort à lui.

Mary : tu ne veux vraiment pas le voir aujourd’hui ?

John : je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Peut-être demain. 

Mary : très bien. Je fais expliquer à ton fils que son papa est fatigué.  Repose toi mon chéri. On se voit demain.

 

Plus tard dans la chambre d’hôtel :

 

Éric : pourquoi est-ce que tu ne m’as pas réveillé pour aller voir papa ?

Mary : tu dormais tellement bien que je n’ai pas eu le cœur de te réveiller mon ange.

Éric s’adouci : comment va papa ? Il est réveillé maintenant ?

Mary : oui, il est réveillé mais, ton père a des séquelles de son AVC.

Éric :  c’est grave ?

Mary : ton père est paralysé du bas du bassin jusqu'à ses pieds. Il ne peut plus marcher pour le moment. Il devra suivre une longue rééducation afin de retrouver l’usage de ses jambes.  Dans quelques jours, papa intégrera le centre de rééducation à Austin. Nous resterons avec lui.

Éric : pendant combien de temps ?

Mary : cinq ou six mois.

Éric : mais …. Je vais manquer la saison, tu sais que c’est ma première année au lycée. Je ne peux pas me permettre de loupe autant de cours dès le début de l’année scolaire.  Et puis, le coach a dit que j’avais de grande chance d’être sélectionner en équipe première, en cours de saison. Et mes cours dessins ?  Mme Zem voulait que je passe le concours d’art appliquée cette année.

Mary éleva la voix : ton père a besoin de nous pour traverser cette épreuve !  Ce n’est pas le moment de faire ton numéro d’enfant gâté.

Éric avait les larmes aux yeux. Mary prit alors Éric dans ses bras et s’excusa pour ses dures paroles.

Mary : nous trouverons une solution pour que tu puisses continuer à suivre tes cours mais pour le reste, il va falloir que tu patientes. La priorité s’est de rester uni. Tu comprends mon ange ?

Éric : oui maman.

Mary : demain, j’irai voir le centre. Tu voudras venir avec moi ?

Éric hocha simplement la tête. Mary sécha les larmes de son fils.

Éric : maman, quand est-ce que je pourrai voir papa ?

Mary : il faut que je vois avec son médecin. Les soins intensifs sont normalement interdit au enfant.  Je pense que demain, dans l’après-midi ça ira.

Éric : il me manque papa.

Mary ; je sais mon ange. A moi aussi il me manque, mais ne tant fait pas, tout rentrera dans l’ordre et on pourra tous reprendre nos activités.

 

Le lendemain, Mary se rendit au chevet de son mari afin de le convaincre de recevoir son fils, sans succès.   Éric était vraiment chagriné de ne pas pouvoir voir son père, mais il gardait espoir pour le lendemain.   Ensuite, sa mère l’emmena au centre de rééducation où serai son père et où ils habiteraient les prochains mois. 

Le directeur du centre leurs fit visiter le bâtiment « accueil des familles ».   L’endroit était voulu, convivial et spacieux mais l’atmosphère hospitalité se faisait, malgré tous, ressentir.  La chambre était assez grande, avec un petit salon et une salle de bain privative.  Mary était enthousiasme tandis qu’Éric restait silencieux et observateur.  Il n’aime pas vraiment cet endroit, de plus, la chambre n’avait qu’un seul grand lit. Bien sûr, sa mère demanda au directeur la possibilité d’avoir un deuxième lit dans le salon. Même si celui-ci accepta, il n’aurait aucune intimité.   Pour couronner le tout, le directeur continua la visite, seulement avec sa mère, le jugeant trop jeune pour voir où son papa apprendra à marcher.  Il était donc seul, avec ses pensées plus que négative au sujet de cet endroit, qui allait devenir sa maison. Une infirmière le sorti de ses pensées.

Infirmière Sharon : bonjour jeune homme.  Que fais-tu ici tout seul ?

Éric : bonjour madame. J’attends ma mère qui est parti visiter le centre avec le directeur.

Sharon : ah d’accord. C’est toi le nouveau pensionnaire ?

Éric : oui, je dois vivre ici avec ma mère pendant que mon père suit sa rééducation.

Sharon : tu n’es pas très enthousiasme de vivre ici, je me trompe ?

Éric haussa simplement les épaules.

Sharon : les enfants, en général, ne sont pas très enthousiasme à l’idée d’habiter ici. C’est compréhensible, a votre âge, vous préférez être dehors où être avec vos amis.

Éric : si j’ai bien compris, je n’ai pas droit d’aller dans l’aile de rééducation. Qu’Est-ce que je suis sensé faire en attendant ?

Sharon : j’aide les pensionnaires dans leurs cours à distance.  Après, tu as une bibliothèque à ta disposition et une salle de jeux.  Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ?

Éric : je dessine et je révise mes combinaisons pour les prochains matchs.

Sharon : tu joues au football ?

Éric : je suis en équipe lycéenne à Houston. C’est ma première année seulement mais j’ai joué avant pour les Pop Warner.

Sharon : tu es de Houston ?  Mon mari sera justement muté là-bas l’été prochain. Tu pourras peux être me décrire la ville dans ses moindres détails ?

Éric : Houston est une très belle ville. Vous verrez. 

Mary : Éric ? Mon ange, ça va ? Tu n’as pas trouvé le temps long ?

Éric : non maman. J’ai discuté avec la dame. Elle s’occupe des activités ici.

Mary : enchanté madame.

Sharon : enchanté également.  Votre fils est un charmant garçon.

Mary : merci madame. 

Sharon : je vous laisse. J’ai mon travail qui m’attend. Au plaisir.

Éric : au revoir madame.

 


chouchou70  (06.01.2019 à 18:06)

CHAPITRE 2

 

1 semaine plus tard.

 

Après quelques jours à Houston, pour rassembler leurs départs, Éric et sa mère Mary s’installèrent dans leur chambre, au centre médical d’Austin.

Aujourd’hui, était le jour d’arrivé de John dans sa chambre particulière.  Mary était là, avec Éric.   Éric était heureux de voir son père, enfin.  John refusait, jusqu'à là, d’admettre que son fils lui manquait horriblement.  Tous les deux étaient visiblement émus par ses retrouvailles. Éric sauta dans les bras de son père.

John : je suis tellement désolé mon fils.

Éric : désolé pourquoi papa ?

John : pour avoir gâcher ton anniversaire mais aussi pour t’obliger de vivre ici. 

Éric : j’ai eu tellement peur pour toi que je ne veux plus rester loin de toi. Maman a dit qu’on devait se soutenir et tu sais que maman a toujours raison. Je t’aime fort papa. Tu m’as tellement manqué tu sais.

John : tu m’as tellement manqué aussi.

(L’infirmière Sharon entra dans la pièce)

Sharon sourit : ça fait plaisir à voir.

Mary curieuse : c’est vous qui serai en charge de mon mari également ?

Sharon : oui mais seulement le matin. La majeure partie de l’après-midi, je la passe dans l’aile d’accueil et avec les enfants du centre.

John : vous allez vous occuper de notre fils pendant mes heures de sport ?

Sharon : c’est cela même. Votre fils est un très gentil garçon. Je suis sûr que nous allons bien nous entendre. Pour le moment, je dois vous préparer pour votre première séance de kinésithérapie.  (S’adressant à Mary Taylor). Vous pouvez rejoindre votre chambre avec Éric. J’irai vous chercher toute à l’heure quand tout sera prêt.

Mary : bien sûr. Allez, dit au revoir à papa.

Éric entrelaça son père et lui chuchota à l’oreille : courage. Je t’aime papa.

John : moi aussi mon fils.

L’après-midi, Mary resta avec son mari pour sa première séance avec le kiné. John était plus qu’optimiste sur sa capacité de remarcher et vite. Il ne voulait pas que son fils reste plus de quinze jours dans ce centre.  C’était à lui de guérir, vite, pour qu’ensemble, ils puissent reprendre leurs vies. 

 

Un mois plus tard.

Éric s’ennuyait de plus en plus dans ce centre. Il était seul la plupart du temps. Sharon essayait, tant bien que mal à l’intégrer au groupe de pensionnaire et aux activités mais, sans succès.  Éric n’avait pas l’esprit libre.  Toutes les nuits, sa mère sanglotait silencieusement mais il entendait. Sa mère lui parlait très peu. Son père, il le voyait seulement deux heures par jour mais c’était toujours la même conversation avec lui.  « Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui ? As-tu bien fait tes devoirs ? » Et ensuite il devenait distant.  Éric était seul et personne ne parlait des progrès de son père. La semaine dernière, il avait interrogé sa mère à ce sujet et elle s’était mise dans une colère noir contre lui en disant : « ton père fait ce qu’il peut ! »

Vu que personne ne lui disait quoi que ce soit, Éric allait braver l’interdit pour voir enfin son père en pleine séance.  Éric avait préparé son expédition soigneusement, afin de ne pas tomber sur quelconque membres du personnel médicale. Après avoir emprunté le long couloir blanc, Éric tomba sur une porte sur laquelle il était inscrit « salle de rééducation ». Il ouvrir la porte discrètement, son père était là, debout sur des barres horizontales. Un médecin et maman à côté de lui.   Son père était transpirant et essoufflé mais il refusait d’écouter le médecin, qu’il lui demandait de faire une pause.  Une seconde plus tard, papa s’écroula sur le sol, maman se jeta sur lui mais papa la repoussa violement.  « Sort d’ici Mary ! Sortez tous d’ici !!!! »

Éric partit en courant.

Mary rentra dans leur chambre mais ne prêta pas attention à l’absence d’Éric. C’est seulement en fin de journée, qu’elle s’inquiéta, Éric n’aurait jamais manqué le droit de visite avec son père.  Les parents Taylor alertèrent Sharon.   Tous le service se mirent rapidement à chercher le petit Éric. 

 


chouchou70  (06.01.2019 à 18:07)

CHAPITRE 3

 

Sharon monta à tous hasard sur le toit. Éric était là, assis sur le rebord du mur, les pieds dans le vide.

Sharon affolée : ne bouge surtout pas Éric !

Éric sursauta : Sharon ? Qu’est-ce que tu fais là ?

Sharon : ça fait des heures que l’on te cherche partout en bas.

Éric haussa simplement les épaules.  Sharon s’approcha doucement d’Éric et lui tendit la main afin de le faire reculer du rebord.  Éric avait les yeux remplis de larme.

Sharon : raconte-moi la raison de ton chagrin.

Éric essuya ses larmes rapidement : je… je ne pleure pas Sharon.

Sharon sourit : oh bien sûr ! Tu as une grosse poussière dans l’œil.  Allez ! Parle-moi, on n’est juste tous les deux.

Éric baissa simplement les yeux au sol. 

Sharon : bon très bien, c’est moi qui commence. Pourquoi tu es allée dans le couloir interdit au enfant ?

Éric leva rapidement la tête, un regard surprit sur son visage.

Sharon : et oui, j’ai des yeux partout tu sais.  Alors ?

Éric : je… je voulais des réponses à mes questions.  Mes parents se fâchent quand je leurs demande.

Sharon : ce n’est pas une raison pour désobéir. Il faut que tu comprennes qu’il y a des choses difficiles à regarder, même pour un enfant de 14ans.  Même pour moi également et pourtant, j’ai 20 ans de service.

Éric : je n’y retournerai plus, je te le promets Sharon.

Sharon : bien. Maintenant, dit moi ce que tu as vu. 

Éric : mon père faisait un exercice sur deux barres parallèles. Il était épuisé mais il voulait continuer. Le médecin lui a ordonné de s’assoir, ma mère aussi. Mon père a refusé et quelques secondes plus tard, il est tombé à terre.   Ma mère s’est approchée pour l’aider à se relever. Il lui a hurlé dessus, et il l’a poussé violement.  Pourquoi ?

Sharon : c’est ce qui arrive quand tu ressens de la frustration.

Éric secoua la tête : non ! pourquoi personnes ne se parlent ?

Sharon : tu sais Éric, le silence fait malheureusement partit du processus de guérison.  Les patients se murent souvent dans le silence, pour protéger ceux qu’ils aiment. Ton père a l’air d’être un homme protecteur avec vous.   Ses réactions sont compréhensives. 

Éric : que suis-je censé faire Sharon ? 

Sharon : où veut-tu en venir Éric ? 

Éric : j’aimerai que tout redevienne comme avant.

Sharon : bientôt, tous cela sera un lointain souvenir pour vous trois. Fait moi confiance.

Éric : merci Sharon. 

Sharon : tu veux que je parle à tes parents ?

Éric hocha timidement la tête.

Sharon : je leurs dirai seulement que tu veux des réponses à certaines questions. Le reste restera entre nous deux.

Éric : ok.

 

Sharon ramena Éric dans la chambre de John Taylor. Mary était là également.  Éric vit le regard noir de sa mère. Il se cacha instantanément derrière Sharon. Ce n’était pas suffisant pour échapper à la gifle de Mary. Tout le monde resta sous le choc quelques secondes.

Mary : tu crois qu’on n’a pas assez de problème comme ça ?! Tu crois que tout le monde n’a que ça à faire de te chercher partout ?

John : Mary chérie, s’il te plait ne passe pas tes nerfs sur Éric.

Mary : tu as du culot !  (Mary ouvrit la porte de la chambre)

John : où vas-tu chérie ?

Mary : prendre l’air !

Éric honteux : je suis désolé papa.

John : où étais tu ? 

Éric les yeux fixa le sol : sur le toit.

John choqué et inquiet : mais…. Bon dieu, que faisais-tu sur le toit ?

Sharon fit signe à Éric de sortir. 

Sharon : votre fils a assisté à une scène qu’il n’aurait pas dû voir. Il vous a vu dans un accès de colère contre votre femme. Il était bouleversé.

John : je…  Pourquoi il a désobéi ? Éric a toujours été un garçon respectueux.

Sharon : il voulait des réponses à ses questions car il semblerait que ses parents ne lui parlent plus beaucoup. Attention, je ne vous juge pas, beaucoup de parents commettent la même erreur. Mon travail consiste a renoué le dialogue entre vous.

John : vous n’avez rien compris Sharon.  J’étais contre.  Je sais qu’il est malheureux et cela me rend dingue de savoir que c’est de ma faute si mon fils est entrain de louper l’année la plus important de sa scolarité. Il vient à peine d’intégrer le lycée vous savez. 

Sharon : je comprends Mr Taylor mais vous n’êtes en rien responsable. Vous avez été victime d’un AVC.  Vous auriez pu y restait. Éric aurait grandi sans son père.

John : je me demande si je n’aurai pas préféré. 

Sharon : ne dites pas de bêtise Mr Taylor.

John : vous savez Sharon, nous étions une famille soudée et j’ai peur de l’avoir définitivement perdu. Ma femme tombe peu à peu dans une dépression, je la sens fragile et à bout de force. J’essaye de la convaincre de rentrer à la maison avec notre fils.  Éric ne se plait pas ici, je ne suis pas aveugle.  

Sharon : ce n’est jamais simple pour nos jeunes pensionnaires, même de l’âge d’Éric. Mais rien n’est simplement pour les adultes non plus.

John curieux : est-ce qu’Éric vous parle ?

Sharon : bien sûr. Éric est un garçon tellement intelligent et passionné. Il m’étonne toujours lorsqu’on discute de géographie.  Il connait tellement de chose. 

John : non, je veux dire, est ce qu’il se confie à vous. Est-ce qu’il vous parle de ses émotions ?

Sharon : parfois mais je lui ai promis que ça resterai entre nous deux. 

John : vous a-t-il montré ses croquis ?

Sharon : il m’a montré les croquis qu’il a fait de ses quartiers préférés de Houston. 

John tendit un petit carnet à Sharon.

Sharon regarda les petits croquis avec attention : ses croquis sont plus sombres mais toujours aussi bien exécuter. Où voulez-vous en venir ?

John : Éric a développé une légère forme de mutisme vers l’âge de 2 ou 3 ans. Nous avons consulté un psychologue, qui nous a conseillé cette méthode, pour apprendre à Éric à communiquer ses émotions. Sa maladie c’est beaucoup amélioré depuis. Aujourd’hui, le dessin est plus devenu une passion pour lui, qu’un moyen de communication. Mais, je sais d’Éric utilise encore le dessin pour nous transmettre ce qu’il ne sait pas dire, ou ne veut pas dire. Ses dessins signifient beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer.  

Sharon : en n’avez-vous parlez à votre femme ?

John : Mary ne veut rien n’entendre à ce sujet.  Elle n’a jamais accepté la différence d’Éric. 

Sharon : je garderai un œil sur lui. Éric à l’air de me faire confiance.   Et si Éric est d’accord, je peux le prendre quelques jours chez moi afin qu’il sorte de cette atmosphère médicale. Qu’en pensez-vous ?

John : ça me parait une bonne idée. Merci Sharon.

 

Sharon alla chercher Éric dans le couloir.

John : il parait que tu te poses des questions ?  Je t’écoute mon fils.

Éric : comment avance ta rééducation ?

John : je commence à ressentir des sensations dans mes jambes et j’arrive à me maintenir debout quelques secondes.   Tout à l’heure, je voulais essayer de faire quelques pas malgré les recommandations de mon kiné. Je suis tombé et je me suis mis en colère contre tout le monde. Y compris avec ta mère. 

Éric : pourquoi toi et maman ne vous parlez plus ? Pourquoi je suis mise à l’écart ?

John : je suppose qu’on n’est chacun dans nos pensées.  On repense au choses qu’on aurait pu faire pour éviter la situation actuelle.  Je ressens de la tristesse, et de la frustration car les choses ne se déroule pas aussi vite que je le voudrais. Et je suis désolé, nous t’avons mise à l’écart sans nous rendre compte, réellement. 

Éric : tu fais ce que tu peux, j’en suis sûr.

John : je suis en colère parce que, je sais que tu es malheureux ici. Tu devrais suivre tes cours dans un vrai cadre scolaire, et profiter de ta jeunesse, jouer au football, t’épanouir dans ta passion pour les arts. Au lieu de ça, tu es coincé ici, à cause de moi.

Éric : Chucky m’a dit que l’équipe avait un nouveau quaterback. Mes espoirs d’intégrer l’équipe première est réduite à zéro.  Et puis, je passe beaucoup de temps à la bibliothèque, il y a des livres intéressants sur le monde qui nous entoure.  J’aime suivre mes cours de cette manière.  Et puis, Sharon m’aide beaucoup.  Je suis bien encadré ici. Ne t’inquiète pas pour moi papa.  Fait ce que tu as à faire pour guérir. Et n’oublie pas ce que tu m’as toujours dit, un Taylor n’abandonne jamais.

John : tu es un bon garçon Éric.  Sharon m’a dit qu’elle serait d’accord pour que tu habites avec elle quelques jours, pour sortir de cette atmosphère médicale. Et je suis d’accord.

Éric : je veux rester avec toi.

John : tu resteras avec moi autant que tu le veux, sauf pendant mes séances bien sûr. Mais ça me ferai vraiment plaisir de te savoir, au moins quelques heures par semaine, en dehors du centre. C’est important pour moi.

Sharon : ton père a raison, et il se trouve qu’en ce moment, à Austin, il y a une exposition de photo paysagiste.  Tu pourrais peut-être t’en inspirer pour tes futurs croquis ?

John acquiesça d’un hochement de tête.

Éric : très bien papa.  Si ça te fait plaisir. Mais pas sûr que maman soit d’accord.

John : je m’occuperai de ta mère personnellement.

Éric : tu crois qu’elle va revenir ?  Je l’ai déçu tu crois ?

John : laissons-lui le temps de se ressaisir.  Tu ne l’as pas déçu, elle a simplement eu très peur pour toi. 

Éric : je ne recommencerai plus.

John : n’oublie jamais que nous t’aimons mon fils.  D’accord ?

Éric : oui papa.

 

Les mois passèrent, John reprenait des forces de jours en jours. Il était maintenant capable de marcher, avec des béquilles, de courtes distances.  Éric emmenait son père tous les jours, faire le tour du parc extérieur. Éric était le meilleur soutien que l’on puisse espérer.  En l’espace de trois mois, Éric avait grandi en maturité, il était plus proche de son père, à l’écoute des moindres inquiétudes.  Il aidait également son père à se surpasser, en allongeant toujours le temps de promenade.  John retrouvait le sourire grâce à son fils. Et Éric se sentait mieux depuis qu’il avait le droit de sortir en ville, avec Sharon. Son père avait raison, ça faisait du bien de voir autres choses que des patients souffrant, du matin au soir. Sharon et lui était devenu très complice.  

Mary Taylor était bouffée par la jalousie.  Elle n’arrivait pas à accepter que son fils de 14 ans puisse être meilleur qu’elle, dans son rôle d’épouse. Elle était jalouse de Sharon.  Elle avait l’impression qu’elle lui volait son fils.  John la prenait pour une dingue, quand elle lui en parlait.  Et puis, John éprouvait toujours de la colère envers elle.  John la rendait responsable de la présence de leur fils dans ce centre. Il était convaincu que, même si Éric faisait des efforts pour le cacher, qu’il n’était pas à sa place, dans ce centre, avec eux. 

Pour ne rien arranger les choses, Éric était aussi en colère contre sa mère.  Pour lui, Mary se comportait comme une égoïste, elle passait son propre mal être avant celui de son père.  Éric avait un sourire de façade pour que son père pense qu’il se sentait mieux dans son environnement mais ce n’était toujours pas le cas. Le meilleur moment pour lui, c’était ses sorties en ville.  Dès qu’il passait les portes du centre dans le sens inverse, le visage de son père, tordu de doutes et de souffrance, le visage de sa mère, vide et sans émotions, le replongeait dans une certaine mélancolie. 

Le dialogue était froid entre la mère et le fils, mais aussi entre le mari et la femme.  

Sharon avait essayé de nouer le dialogue avec Mary, mais sans résultat. Ou plutôt si, Mary l’avait très mal pris.  Mary avait pris rendez-vous avec le directeur du centre pour lui dire que Sharon se mêlait trop de la vie privée des gens.  Le directeur convoqua Sharon pour obtenir des explications. Sharon aurait été suspendu si John Taylor n’était pas intervenu en sa faveur.  L’incident divisa encore plus Mary des deux hommes Taylor.

John prit rapidement la décision de quitter le centre de rééducation, après cinq mois d’immersion et de finir ses séances restantes avec un kiné à domicile. En espérant que ce retour à la maison fasse oublier cette triste parenthèse de leurs vies, et que la famille retrouve leurs complicités d’antan.

 


chouchou70  (06.01.2019 à 18:09)

CHAPITRE 4

Houston, mars 1980

 

Voilà quelques jours que la famille Taylor était revenu dans le quartier. Éric et ses parents s’occupaient au jardin, quand leur nouvelle voisine, accompagné d’une jeune fille passait dans la rue. 

Jessica : Bonjour Mr et Mme Taylor, je suis heureuse d’apprendre votre retour dans le quartier.

John confus : je vous remercie, Madame….

Jessica : euh excusez-moi, je ne me suis pas présenter. Je suis Jessica Tal et voici ma fille Tami.  Mon mari est responsable du département de la recherche dans les paralysies. Nous avons emménagé il y a cinq mois environ. Nous avons appris votre regrettable problème de santé.  Comment vous portez vous ?

John : merci de demander Mme Tal, comme vous voyez j’ai encore besoin de béquille mais le pire est passé.  Votre mari est le nouveau responsable du département ? Je travaille également dans ce département.

Jessica : mon mari espère vous rencontrez pour parler de vos travaux de recherche.  Vous pourriez passez ce soir à la maison.  Nous organisons un diner d’affaire afin obtenir plus de financement.

John : euh non merci, je ne suis pas vraiment prêt pour un diner d’affaire.

Jessica : nous pourrions faire connaissance autour d’un apéro dinatoire ? 

Tami soupira et rentra en claquant la porte derrière elle.

Jessica leva les yeux aux ciels : excusez le comportement de ma très chère rebelle de fille.  Tami est dans une période mouvementé si on peut dire.

Mary : les enfants ont parfois du mal à s’adapter après un déménagement. 

Jessica : oh vous ne méprenez pas ! Tami est née à Houston. Deux ans après sa naissance, mon mari a été muté à Dallas. Tami a commencé à avoir de mauvaise fréquentation à Dallas l’année dernière. Nous devions partir.

Mary : ce n’est jamais simple.

Jessica : et vous ? quel âge a votre charmant garçon ?

Éric : j’ai 14 ans madame.

Jessica : tous comme Tami. Tu vas fréquenter le même lycée alors ? 

Éric : oui madame.

Jessica : surtout n’hésite pas à venir me voir si Tami ce fait trop remarquer. Nous avons tellement eu de soucis dans ses anciennes écoles.  Nous ne voudrions pas que cela recommence ici.

Éric acquiesça. 

Jessica : bon on papote, on papote et mon mari va rentrer et rien ne sera prêt. On plaisir Mr et Mme Taylor. 

Mary : nous aussi nous devrions rentrer, n’oublie pas que tu dois préparer tes affaires pour l’école demain.

Éric : oui maman.

John : n’oublie pas d’aller voir ton coach aussi demain.

Mary : je veux surtout que tu ailles voir ta conseillère d’éducation pour faire le point sur tes cours. 

Éric : je le ferai. Dites, vous en pensez quoi de ce que Mme Tal m’a demandé ? 

John : au sujet de surveiller leur fille ?

Éric : je pense que ce n’est pas correcte. Non ?

John : peut-être pas fiston mais nous ne connaissons pas cette famille. Si Mme Tal te le demande, c’est peut-être qu’ils ont eu de grave problème avec leur fille et qu’ils ne veulent pas que ça recommence.

Éric : je ne suis pas très à l’aise avec ça.

John : écoute fils, si tu veux, viens d’abord m’en parler.  Compris ?

Éric : oui papa.

 

Le lendemain, au lycée.

 

Chucky accourut vers Éric : salut mon pote ! Je suis content de te voir parmi nous.

Éric : alors quoi de neuf mon pote ?

Chucky : comment va ton père ?

Éric : ça va.  Je voulais te remercier d’avoir pris mes cours pendant mon temps d’absence. 

Chucky : c’est normal mon pote. Tu aurais fait la même chose pour moi. 

 

Un groupe de jeune arriva par derrière. Éric reconnu sa nouvelle voisine, dans le groupe. 

Mo : tient ! C’est toi le fameux Taylor ?

Éric : et toi je suppose que tu es le petit nouveau. Mo Mc Arnold.

Mo : je vois que tu as entendu parler de moi.  Tu sais que j’ai hérité de ton numéro sur le terrain ?

Éric sur un ton provocateur : merci de me l’avoir gardé au chaud.

Mo : ok Taylor ! Un petit conseil, ne marche pas sur mes pieds de bande ! Reste tranquille et tout ira bien pour toi. Sinon, demande à ton copain.

Éric serra les poings : ne t’avise pas de recommencer en ma présence.

Mo sourire en coin : ou sinon ?

Chucky sentant la bagarre venir, il emmena Éric loin de ce petit prétentieux. Mo ricana. Tami regarda, en silence, Éric et Chucky partir.

Éric en colère : pourquoi tu ne m’as rien dit ? Qu’est-ce que ce connard t’a fait pendant mon absence ?

Chucky : s’il te plait mon pote, ne t’emmêle pas ! Tu as assez de soucis comme ça.

Éric : putain mais c’est quoi ce bordel ? 

Chucky : tu ne peux rien faire. Mo est le fils du chérif et sa mère est une riche héritière qui a investi beaucoup d’argent dans le lycée.  Crois-moi, c’est peine perdu. Tout ce qui nous reste à faire, c’est de nous tenir à carreau comme il nous l’a demandé.

Éric : pourquoi il est comme ça avec moi ? Je ne le connais pas et il m’agresse.

Chucky : Mo ne supporte pas d’avoir de rival. Et vu les éloges sur toi en ville, que ce soit au football ou avec les filles. Tu es une menace pour lui. Alors s’il te plait, ne rendre pas dans son jeu. Reste à l’écart de lui quoi qu’il arrive. 

Éric : je dois aller voir le coach.  On déjeune ensemble à midi ?

Chucky : Éric promets-moi que tu n’essayeras pas de récupère ta place ?

Éric : un Taylor n’abandonne jamais !

Chuck : je t’aurai prévenu en tous cas.

 

Bureau du coach :

Éric : bonjour coach.

Coach : salut Éric, comment vas-tu ?

Éric : ça va.

Coach : et ton père, comment il va ? J’ai entendu qu’il avait encore besoin de béquilles.

Éric : oui monsieur mais ça ira bientôt mieux.

Coach : ça n’a pas dû être facile tous les jours ?

Éric : non coach.  Je voudrais reprendre les entrainements coach ?

Coach : je vais être franc avec toi. Tu t’es absenté pendant une trop longue période, pour que je puisse te laisser rejouer dans la première équipe.  

Éric : j’ai juste besoin de me faire plaisir sur le terrain coach.

Coach : c’est tout ce que je demande à mes joueurs.  Je t’attends pour 6h à l’entrainement demain matin. Tu t’entraineras avec le coach Rigg et nous évaluerons ensemble ton niveau afin de travailler rapidement sur tes faiblesses. Je veux que tu retrouves ton niveau rapidement. J’ai besoin de toi en équipe première. 

Éric : merci coach. Je peux vous demandez encore une faveur ?

Coach : je t’écoute Éric.

Éric : je veux mon numéro.

Coach : regagne ta place sur le terrain d’abord.

Éric : compris coach.   

 

Dans le bureau de la conseillère d’éducation, un peu plus tard dans la journée.

CE : bonjour Éric, je t’en prie assis toi. Alors comment va ton père ?

Éric : il va bien.  Ma mère voulait que je passe pour faire le point avec vous sur mes cours. 

CE : ah oui exact. Ecoute je ne vois rien d’alarmant. Tu as suivi tes cours avec sérieux et tu as une moyenne B+. Je te félicite Éric.   

Éric : merci madame.

CE : as-tu eu des difficultés pour suivre tes cours durant ses 6 mois ?

Éric : non pas spécialement. J’avais accès à une bibliothèque. 

CE : est-ce que tu as besoin que je t’aménage ton emploi du temps pour reprendre doucement tes cours ? 

Éric : non madame.  Je voulais vous demandez si je pouvais prendre des cours de dessin avec Mme Zen, en option.

CE : ça tombe bien que tu m’en parles. Mme Zen voulait te contacter à propos du concours d’art appliqué.

Éric : est-ce que Mme Zen est en cours en ce moment ?

CE : attend voir…. Non. Sa prochaine classe est dans 45 minutes.

Éric ce leva : nous avons fini ?

CE sourit : on va dire que oui. Tu peux repasser me voir la semaine prochaine. Je voudrai faire le point sur ta reprise des cours.

Éric : oui madame.

 

Dans la classe de Mme Zen.

Éric : bonjour Mme Zen. Je ne vous dérange pas ?

Mme Zen :  tient Éric ! Comment vas-tu ?

Éric : je voulais vous montrez mes derniers croquis.

Mme Zen prit le carnet de son élève et examina son contenu.

Mme Zen : ils sont très réussis. Tes dégradés de noir sont vraiment bien, ils donnent de la profondeur à tes paysages.  Mais quelques choses me chagrin cependant. Où sont passé tes couleurs ?

Éric : je voulais changer de style.  Vous n’aimez pas ?

Mme Zen : c’est différent mais très réaliste.   Je pense que tu as trouvé ta signature artistique. 

Éric : c’est vrai ?

Mme Zen :  tes dessins ont toujours été très réussi, tu maitrises la mise en couleur mais je me suis toujours dit qu’il manquait quelque chose.  J’ai ma réponse aujourd’hui. Tes dessins sont beaucoup plus vivant comme ça.  Après, rien ne t’empêche de rajouter des pointes de couleur par ci par là pour égayer l’ensemble.

Éric : je vais essayer de ce pas. J’ai demandé à la conseillère des cours supplémentaires avec vous. Quand pouvons-nous commencer ?

Mme Zen :  je dois dire que j’ai déjà fait de la place pour toi dans mon planning. Nous aurions beaucoup de travail pour être prêt pour le concours d’art appliqué du mois prochain.

Éric : le concours ?

Mme Zen : j’ai pris la liberté de t’inscrire. Je ne pouvais pas me résoudre que tu passes à côté de la chance de ta vie.

Éric : oh merci Mme Zen. J’ai hâte de me mettre au travail.

 

Devant chez lui, Éric entendit ses parents se disputer pour la énième fois. Il prit la décision de ne pas leurs parler de son concours afin de ne pas provoquer encore des tensions inutiles entre ses parents.  Tami, sa petite voisine était assise sur la balancelle, abriter par son porche. Elle regardait Éric, attendant sur le palier de sa maison.

Tami s’adressant à Éric : tu veux venir à la maison ?

Éric hésita un instant avant de rebrousser chemin chez sa voisine.  Il s’assis au pied des marches.

Tami : tu veux quelques choses à boires ? Bière ? Jus de fruits ? Smoothies ?

Éric : non merci. Je ne vais pas rester longtemps. 

Tami : je….  Tes parents se disputent souvent comme ça ?

Éric : trop souvent c’est dernier temps. 

Tami : et toi ?

Éric : quoi moi ?

Tami : tu prends tous cela comment ?

Éric :  tu es psychologue ?

Tami sourit : mes amis disent que je suis une personne très à l’écoute. Tu peux te confier à moi tu sais. Je ne le dirai à personne.  Tu peux me faire confiance.

Éric ce leva : je vais très bien et mes parents aussi. C’est juste qu’on a traversé une douloureuse épreuve. Ta pitié est la dernière chose dont j’ai besoin en ce moment.  Désolé pour le dérangement.

Tami : sache que je ne ressens aucune pitié pour toi, mais de la sympathie. Et je trouve normal, qu’entre voisin et camarade de classe, on s’entraide.

Éric : tu ne m’as montré aucun signe de sympathie ce matin avec ton pote Mo MC Arnold. 

Tami : Mo est un caractériel. Crois-moi, ça t’aurai porté préjudice si j’étais intervenu en ta faveur. 

Éric leva les yeux au ciel : bien sûr.  Je dois te remercier ?

Tami : un conseil, ne rendre pas dans son jeu.  Je pense que tu as assez de soucis comme ça. 

Éric : je suis assez grand pour savoir ce que j’ai à faire, et surtout, à l’avenir, ne te mêle plus de ma vie.  Compris ?

Tami regarda son jeune voisin repartir de chez elle. Tami ressentait des sentiments mitigé pour ce mystérieux garçon. Elle était attirée par lui mais elle ne comprenait pas pourquoi.  D’habitude, quand un garçon osait lui parler comme Éric venait de le faire, elle le remballait aussi sec. Mais là, elle sentait un mal être chez ce garçon, un mal être qu’elle seule pouvait guérir.  C’était étrange et nouveau pour elle.  Elle se promis de garder un œil sur lui et de l’aider, même contre son gré.

 


chouchou70  (25.01.2019 à 23:08)

CHAPITRE 5

 

Un mois plus tard.

 

Les résultats du concours étaient tombés. Éric n’avait reçu que la troisième place. Malgré les félicitations de Mme Zen et la récompense de 500 dollars, Éric était affreusement déçu. Il comptait gagner sa bourse d’étude, promis au vainqueur, afin d’étudier les beaux-arts dès l’année prochaine, et partir de ce lycée pourri, et de s’éloigner de l’ambiance familiale pesante.

Heureusement, il pouvait toujours compter sur son meilleur ami, Chucky pour lui remonter le moral mais aussi le football.  Le coach lui avait annoncé hier qu’il avait enfin retrouver un niveau respectable pour intégrer la première équipe. Éric jouerait son premier match officiel ce vendredi soir.  Pour le moment, il ne serait que quaterback suppléant, mais il comptait reprendre vite sa place de leader auprès de ses coéquipiers de longue date.  Même s’il débutait le lycée, il avait joué avec un bon nombre d’équipier depuis l’époque des Pop Warner. Mo ne pouvait pas connaitre ses coéquipiers mieux que lui. D’ailleurs, Mo ne l’impressionnait pas du tout, c’était le genre de gosse, pourri et prétentieux, sans talent. Vendredi soir était un soir à ne pas louper, et pourtant, rien ne se passera comme prévu. 

 

Vendredi après-midi chez les Taylor.

Éric rentra comme à son habitude vers 15H. Il trouva ses parents, assis sur le canapé, le regardant froidement.

Éric : qu’est ce qui se passe ?

John tendit le journal annonçant les résultats du concours de dessin :  qu’attendais-tu pour nous informer de cette nouvelle ?

Éric : je…… 

Mary : tu aurais dû nous demander notre permission. Tu es mineur je te le rappelle.  Qui t’a inscrit ?

Éric : Mme Zen. 

Mary : bien sûr, je m’en serai douter.  Elle te bourre le crâne avec ses idées de beaux art.

Éric : ce n’est pas vrai maman, Mme Zen trouve que j’ai une capacité d’observation très développer et un style bien personnel pour retranscrire ce que je vois. 

John : Éric, tu sais que je t’ai toujours soutenu dans cette voie mais, je n’aime pas ton nouveau style. Tes croquis sont beaucoup trop sombres pour un jeune de ton âge.

Éric osant la voix : tu n’as quand même pas osé ouvrir mon carnet ?

John : j’ai regardé tes carnets, en effet.  Vu ce qui se passe au sein de notre famille, je voulais voir par moi-même ce qui se passe dans ta tête.  

Éric : tu crois que je dessine encore selon les conseils du psy, que vous m’avez infligé pendant des mois ?  C’est absurde !

Mary : tu vois que j’avais raison John ! 

John regardant sa femme : tu n’as jamais vraiment pris au sérieux la maladie d’Éric !

Mary :  mais quelle maladie ? Éric a grandi sans père pendant 12 mois et demi, suivi par des mois de présence à temps partiel. Pas autant qu’il ne parlait pas beaucoup.

John : tu n’as pas le droit de dire ça !

Mary s’adressant à Éric : mon ange, ton père me dit régulièrement que je suis une mauvaise mère car je t’ai obligé à nous suivre dans ce centre de rééducation, puis, je t’ai délaissé. Mais sache que ton père, bien aimé ici présent, à demander que j’avorte quand il a su que j’étais enceinte de toi.  Il m’a quitté lorsque j’ai refusé de le faire.  Dire que tu étais un brillant étudiant en médecine et pas fichu de protéger son premier rapport sexuel.

John : si j’avais bonne mémoire, tu étais consentante lorsque nous avons conçu Éric, sur la banquette arrière de ma voiture.

Mary : si tu m’avais dit que tu n’avais pas de préservatif, je t’aurai demandé d’attendre qu’on soit de retours chez toi !

John :  donc tout est de ma faute !

Mary : parfaitement ! Tu m’as laissé seule !

John : je suis revenu dès que j’étais capable d’assumer mes responsabilités !

Mary secoua la tête : tu étais peut-être là, mais ton travail passait toujours avant ta famille. Admets-le ?  Tu t’arrangeais toujours pour rentrer tard à la maison, c’est-à-dire, quand Éric dormait.  Tu n’as assumé ton rôle de père seulement au cinquième anniversaire de ton fils. Enfin assumé, plutôt accompagné Éric chez un psychologue, pour te donner bonne conscience.  Si Éric ne parlait pas, c’était à cause de toi !

John : vous n’avez jamais manquer de rien ! Heureusement que j’étais là pour payer toute les activités de notre fils.  Je pense que c’est grâce à moi que notre fils est aussi épanoui.  Et le psychologue a eu une très bonne influence sur la santé mentale d’Éric.  Alors ose dire que je ne suis pas un bon père !

Mary :  j’ai abandonné ma carrière pour m’occuper du fils que tu as lâchement renié.  Et tu oses me dire que, c’est grâce à toi si Éric est épanoui ! L’argent ne fait pas tout très cher !  Je me suis chargée de son éducation, je lui ai transmis mes valeurs ! C’est beaucoup plus important que l’argent, tu ne trouves pas chéri ?

John : tu sais quoi chérie, je pense que tu es jalouse de ma relation fusionnelle avec Éric.  Cela t’insupporte qu’Éric te tourne le dos ! Ça t’insupporte qu’Éric puisse réussir dans le domaine ou tu as échoué !

Mary : je veux simplement le mettre en garde contre la dureté de la vie. Mais toi, tu continues à le pousser vers des carrières éphémères. 

John : c’est pour le faire grandir que tu balances à notre fils qu’il n’était que le fruit d’une erreur ?

Mary :  exactement.

Mary claqua la porte du domicile familial.  Éric demeura introuvable. Et John était effondré de tristesse et de colère, ce demandant sans cesse, pourquoi ?  Comment était-il passé à côté de toute les années de souffrance de sa femme ? Et Éric dans tout ça ? Il aimait son fils, le fruit de ses entrailles, mais sa femme avait raison, il l’a toujours traité différemment.  Il avait investi du temps et de l’argent pour qu’il puisse faire ce qui voulait, afin qu’il ne soit jamais mis à l’écart.  Il avait fait d’Éric un jeune homme pourri gâté depuis des années et aujourd’hui, Éric perdait tous ses repères solides.  Mary avait raison, il n’avait pas réussi dans son rôle de père, ni dans son rôle d’époux.  Il devait se remettre en question avant d’atteindre le point de non-retour.

Ce soir, c’était soir de match, il devrait réussir à parler à son fils, à cœur ouvert. Mais l’écouterait-il ? Il se devait d’essayer.

 

Éric avait pour habitude de se rendre à la crique, au sud de la plage. Il aimait se rendre dans cette endroit calme et isolé pour réfléchir.  Ce soir, il était tombé de haut, de très haut. Son père était en vérité un lâche plein d’argent et sa mère….  On dirait qu’à travers ses mots, elle lui reprochait son existence de femme au foyer. Il se sentait trahi par les deux personnes les plus proches de son cœur. Il se sentait abandonner et seul. Ou plutôt, il voulait une seule personne a ses cotés en ce moment, Sharon.  Il devait la voir, maintenant.

Il partit sur le champ à la gare et usa de ruse pour prendre le train pour Austin, sans billet, faute d’argent. 

 

Pendant ce temps, au vestiaire, le coach attendait la venue de son quaterback suppléant et fut obligé de constater qu’il ne viendrait pas saisir sa chance.  Le coach était plus inquiet, que furieux, contre son joueur car ce n’était pas dans les habitudes d’Éric de laisser tomber son équipe.  John Taylor constata également l’absence de son fils du terrain.   John profita de la pause de la mi-temps pour discuter avec le coach.  Le coach prévenu le shérif aussitôt de la fugue du jeune garçon.  John contacta sa femme. Mary ne répondit pas. John laissa donc un message vocal.  Mary appris la fugue d’Éric à la télévision. Elle partit sur le champ au stade.    Le match fut interrompu sur ordre du shérif.  Toutes l’équipent s’étaient réuni dans les recherches, sauf Mo Mc Arnold, jaloux par la popularité de son rival. Mais le pire, c’était que Tami Tal, la fille qu’il aimait, faisait également parti de l’équipe de recherche.   Il se promis de faire payer cette soirée à Éric Taylor. 

 


chouchou70  (25.01.2019 à 23:10)

CHAPITRE 6

 

Austin, tard dans la soirée.

Sharon était tranquillement installé sur son canapé, bouquinant des revus de médecine, quand on frappa à sa porte.  Son mari n’étant pas là, elle n’était pas vraiment rassurée à l’idée d’ouvrir à une heure aussi tardive.  Elle regarda discrètement par le carreau. Éric aperçu la silhouette, derrière la porte.

Éric : Sharon, c’est moi, Éric. Éric Taylor.

Sharon ouvrit sans tarder : Éric ? Mais… qu’est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? 

Éric : tu es la seule personne à qui je peux parler. 

Sharon : viens, rentre donc.  Tes parents savent que tu es ici ?

Éric menti que oui.

Sharon : je suis très contente d’avoir de tes nouvelles.  Comme tu vois, je commence à préparer mes cartons pour Dallas. 

Éric : tu ne déménages plus à Houston ?

Sharon : et non, à mon plus grand regret. 

Éric : c’est dommage. Je me faisais une joie de te faire visiter la ville.

Sharon changeant de sujet : comment va ton père ?

Éric évasif : ça va. 

Sharon : il y a un problème avec ton père ?

Éric haussant le ton : je n’en ai rien à foutre de mon père ! Et de ma mère aussi d’ailleurs. 

Sharon offusqué : mon dieu jeune homme, on ne parle pas comme cela de ses parents ! 

Éric le regard vide : j’ai appris ce soir que, j’étais le fruit d’une erreur et que mon propre père m’a abandonné pendant les premiers mois de ma vie. Ma mère a dû renoncer à sa carrière, à cause de moi. Voilà ce que je suis pour eux, un problème. 

Sharon : tu n’es pas un problème pour eux, je peux de l’assurer. Ils t’aiment vraiment beaucoup.

Éric : est-ce que mon père t’a parlée de ma « soit disant » maladie ? 

Sharon : il m’a expliqué que tu souffrais de mutisme, étant jeune mais que, grâce au dessin, tu as combattu cette maladie. Pourquoi ?

Éric : d’après ma mère, ça serait une invention de mon père. J’y ai réfléchi.  Je me suis remémoré ses longues séances chez le psy, j’avais 5 ou 6 ans.  Et je crois que ma mère a raison.

Sharon : explique-toi.

Éric : tous mes souvenir me sont revenu, les absences de mon père, et la souffrance de ma mère.  Le soir, quand mon père rentrait à la maison, je me cachai dans ma chambre, par peur.  Il était, le plus souvent habillé, en costume trois pièces et il avait toujours ce regard froid et stricte.   J’avais réellement peur de cet étranger.  Alors, quand il était à la maison, je restais dans ma chambre pour dessiner.  Au moins, j’étais seul et plongé dans mon univers.   J’aimais beaucoup l’univers des indiens.  C’était ma principal source d’inspiration quand j’étais petit. Je ne sais plus vraiment, qu’est ce qui a poussé mon père à me faire consulter un psychologue, ou à quel moment tous a changé.  Le seul souvenir qui me revient, c’est mon père qui m’encourageait dans le dessin. Il m’a même offert un coffret complet de crayon à dessin. Petit à petit, il s’est rapproché de moi. C’est avec lui que j’ai appris le football.   Ma mère est toujours resté en retrait.   Pourquoi ? Je sais juste qu’elle a toujours eu en horreur mon don.  Cela a déclenché beaucoup de dispute, dont celle de ce soir.  Je devrais peut-être arrêter mes cours de dessin, tout le monde serai heureux comme ça.

Sharon : j’ai pu observer que le dessin était une échappatoire pour toi, car tu es une personne qui a besoin de son moment de solitude. Tu es un créatif, un rêveur, intelligent et observateur. Ne renie surtout pas ta personnalité pour qui que ce soit car elle te sauvera dans les moments difficiles de ta vie.  Tu dois continu a dessiné, à chaque fois que tu en ressens l’envie.  D’accord ?

Éric : si tu savais, je me sens tellement perdu en ce moment. Et seul surtout.  J’ai l’impression d’avoir perdu ma vie en ce moment. 

Sharon : tu n’es pas le seul je pense dans cette situation. Ta famille a subi un grand choc et vous devez vous reconstruire une certaine stabilité.  

Éric : je ne veux plus jamais les voir !

Sharon : il le faudra pourtant. Tu ne peux pas fuir indéfiniment Éric.

Éric : bien sûr que si. J’ai de l’argent de côté, tu sais.  Et puis, je n’ai pas peur de faire des petits boulots pour gagner ma vie.  

Sharon : tu n’as que 14 ans je te le rappel.

Éric : et alors ?

Sharon : et alors, il y a des lois. Et moi, je refuse d’être complice.  Je ne pourrai jamais me regarder dans un miroir si je te laisse faire cela.  Et si tu tentes quoi que ce soit, sous mon toit, je te jure que je n’hésiterai pas à appeler le shérif pour qu’il te retrouve et une fois fait, je t’emmènerai, par la force si nécessaire, à Houston.  Me suis-je bien fait comprendre ?

Éric souri : tu veux bien m’héberger alors ?

Sharon souri à son tour : bien sûr. Je t’accorde l’hospitalité mais seulement pour quelques jours.

Éric : merci Sharon.  Je savais que je pouvais compter sur toi. Tu sais, je crois que tu es mon seul point de repère stable dans ma vie en ce moment.

Sharon : aller file vite te coucher, tu es mort de fatigue. Tata Sharon ne sera pas loin si tu as besoin de quoi que ce soit.

Éric partit ce coucher. Sharon attendit bien qu’Éric dorme à poing fermer, pour téléphoner aux parents du jeune garçon.  Après la conversation de ce soir, elle se doutait bien que ces derniers ignorèrent où était Éric.  Elle ne s’était pas trompé.  Les parents Taylor furent soulagés d’apprendre la nouvelle. Ils voulaient venir le lendemain mais Sharon leur déconseilla, Éric n’était pas prêt.

 

Deux jours sont passés sans qu’Éric accepte de renouer le contact. Il était toujours autant en colère d’avoir été trahi. Sharon lui laissa jusqu’à fin de la semaine pour prendre une décision sans ça, elle appellerait ces parents, d’accord ou non.

Le lendemain, Sharon ouvrit la porte a deux inconnus, venu voir Éric.

Sharon : Éric, tu as de la visite.

Éric : si c’est mes parents, dit leurs que je ne veux pas les voir.

Chucky et Tami rentrèrent alors dans la chambre.

Chucky : salut mon pote !

Tami timide : bonjour Éric.

Éric s’adressant à Tami : qu’est-ce que tu fais ici ?

Tami : je sais ce que tu penses. On ne se connais pas vraiment, mais je veux t’aider.

Éric froid : je n’ai besoin de personne et encore moins, d’une fille qui se prend pour mon ange gardien.

Chucky : je suis ton pote depuis toujours et je ne t’ai jamais vu comme ça. Dit moi ce qui se passe dans ta tête pour fuguer.

Éric souri nerveusement : je voulais m’essayer à la fugue.

Tami : la fugue n’a rien d’anodin.

Éric méprisant : qu’est-ce que tu en sais ?

Tami : je l’ai déjà fait et cela n’avance à rien, à part blesser, inutilement, les gens que tu aimes.

Chucky : tes parents sont mort d’inquiétude. 

Éric froid : et alors ? 

Chucky : et alors ? Putain mais tu t’entends parler ?

Éric : si c’est eux qui vous envoi, pour pouvez leur dire que je ne veux pas leurs parler. Qu’ils réfléchissent à deux fois, avant de déballer leurs rancœurs devant moi, comme ils l’ont fait. 

Chucky : personne ne sait que nous sommes ici. Bon ok, tes parents me harcèlent tous les jours pour savoir si j’ai eu des contacts avec toi. Mais merde Éric, tu es mon pote ! Tu sais que je ne tes jamais balancer, pour quoi que ce soit. Alors maintenant, dit moi ce qui ne tourne pas rond dans ta tête.

Tami ce confiant : mes parents ont toujours eu l’habitude de fréquenter la haute-société et je n’arrivais pas à trouver ma place.  J’ai commencé à fuguer très jeune pour échapper aux Gala mondain. Mon meilleur ami était un dealer de drogue. Je me sentais vraiment moi avec lui. Quand mes parents l’on sut, ils ont voulu m’envoyer dans un pensionnat privé, et j’ai fugué de nouveau. Moi aussi, je leur en voulais d’être aussi matérialiste et hautain avec les gens « simple ». Nous avons eu une discussion houleuse. Mon père a alors accepté un poste ici et ils m’ont promis de faire des efforts. Je me sens beaucoup mieux dans cette petite ville.  Tout ça pour que tu saches que, je peux vraiment comprendre ce que tu traverses.  Je suis ton amie Éric, pas une ennemie, ni une fille qui se prend pour ton ange gardien.  Je te tends la main car je me retrouve en toi.

Éric : je dois faire face à des situations que je n’avais pas à gérer à mon âge. Pendant des mois, j’ai dû soutenir mon père alors que c’était à ma mère de le faire.  Ma mère est devenu un vrai zombi, ce renfermant, petit à petit, dans la mélancolie.  Et mon père est remplis de doute sur son avenir et ronger de mépris envers ma mère.  Et c’est à moi de faire le tampon entre eux.   Et, il y a 2 jours, le point de non-retour a était atteint. La dispute de trop ! Celle qui m’a fait perdre tous mes repères et la confiance aveugle que j’avais envers mes parents. 

Chucky : que s’est -il passait ?

Éric : je suis le fruit d’une erreur de jeunesse. Mon propre père m’a abandonné les premiers mois de ma vie. Ma mère a eu sa jeunesse sacrifiée.  On m’a menti sur plein de sujet, qui m’ont profondément meurtri dans ma vie. Comment suis-je censé réagir ?

Chucky : ok ce n’est pas très cool mais je crois que tu devrais te concentrer sur tous vos moments de bonheur. C’est ce qui est le plus important !

Tami : Chucky a raison. Tu ne peux pas juger tes parents sans savoir pourquoi ton père a réagis comme il l’a fait.  Et il ne faut pas que tu culpabilises pour ta mère.  Ils ont fait leurs propres choix !

Éric : et c’est moi qui paye les pots cassés ! Je ne peux plus leurs faire confiance.

Tami : tu sais ce qui te reste à faire ?

Éric : je le sais. Sharon est du même avis.  Mais je ne sais pas si je serai capable t’entendre leurs raisons.

Tami : tu n’as guère le choix si tu veux avancer. 

Chucky : on est là pour te soutenir.

Tami : Chucky, c’est quelque chose qu’Éric doit faire seul.

Éric : merci les amis.  J’apprécie vos conseils. Tami…je voulais m’excuser pour toute les fois où je t’ai envoyé promener.  Je t’ai mal jugé.

Tami : c’est déjà oublié.  Si on sortait un peu pour oublier tous nos soucis de jeune adulte précoce ?

Éric : ok mais c’est moi qui invite. Il y a une boite de nuit d’enfer en ville.  Allons-y !

Chucky : tu connais les boites de nuits d’Austin, toi maintenant ?

Éric : de réputation.

Chucky et Tami suivirent le mouvement. Tous les trois passèrent une soirée décontractée et très alcoolisée. Tami osa voler un baiser à Éric, qui répondit sans attendre.  Chucky, témoin de la scène, les charias gentiment. Dans le fond, il sentait qu’ils étaient fait l‘un pour l’autre.  

Le lendemain matin, Éric avait pris sa décision, il rentrerait à Houston avec ses amis. Il remercia Sharon pour ses précieux conseils.   Sharon donna son numéro de portable privé à Éric en lui faisant promettre de l’appeler dès qu’il en ressentirai le besoin.

Dans la voiture, Éric restait silencieux, perdu dans ses pensées. Tami voulait réconforter son nouveau petit copain mais Éric la repoussa. 

Tami vexée : j’avais cru comprendre que le courant passait bien entre nous.

Éric : Tami, je préférerai que tu oublies le baiser d’hier soir. C’était une erreur de ma part, je n’aurai pas dû

Tami offusqué : une erreur ?

Éric : on était ivre.  Ça n’a aucun sens se baiser dans ses conditions.

Tami : se baiser avait du sens pour moi en tout cas ! J’ai des sentiments pour toi.

Éric : je t’apprécie Tami, et je suis désolé si je t’ai donné l’impression de plus que de l’amitié entre nous.

Tami vit Houston en approche et demanda à Chucky de la déposer au prochain arrêt de bus.  Tami ne pouvait pas rester une minute de plus dans cette voiture.  Éric se sentait mal à l’aise vis-à-vis de son amie. Il savait qu’il n’aurait pas dû répondre à son baiser. Il ne pouvait pas commencer quelque chose avec cette fille, pas avant d’avoir remis de l’ordre dans sa vie.  Et puis, Tami était une fille charmante, elle méritait mieux que lui.  Mo Mc Arnold par exemple.  Il était un garçon de bonne famille, Tami aurait une vie heureuse avec Mo.  Éric ne pouvait rien lui offrir de tous cela.  Il n’essaya pas de la retenir quand Tami descendit de la voiture.

A peine sortit de la voiture, Tami sentit ses larmes couler librement sur ses joues. Comment pouvait-il la rejeter comme ça ?  Comment un garçon aussi séduisant et attendrissant pouvait devenu aussi détestable, solitaire et mystérieux, la seconde plus tard ? Elle pensait enfin avoir réussi à percer sa carapace et en voilà une autre qui surgit de nulle part. Elle savait qu’il était en souffrance mais cela n’excusait en rien son comportement odieux. Elle était fatiguée par l’attitude d’Éric.  Peut-être que ça faudrait mieux de le laisser dans son coin ? Mais le pourrait-elle vraiment même si elle le voulait ?

 


chouchou70  (25.01.2019 à 23:13)

Chucky déposa Éric devant chez lui. Éric voulait passer en coup de vent chez lui, afin de prendre quelques affaires. John était là. Il était enfin soulagé de revoir son fils rentrer. Il n’avait qu’une envie, c’était de prendre Éric dans ses bras. Ce dernier recula de dégoût.

Éric : ne me touche pas !

John : est-ce qu’on peut parler d’homme à homme ?

Éric : pour dire quoi ? Que tu es désolé de m’avoir abandonnée, où bien de m’avoir menti ?

John : je ne t’aurai jamais menti sur un sujet aussi grave. Tu dois me croire Éric.  La psychologue à vraiment détecter chez toi, une légère forme de mutisme. 

Éric : avec un père, la plupart du temps absent ce n’est pas étonnant !

John : tu ne peux pas tirer un trait sur tous ce que l’on n’a partagé tous les deux ? J’ai fait une erreur, je le reconnais mais j’ai mes raisons. Laisse-moi t’expliquer.

Éric :  il n’a aucune raison valable pour abandonner son propre fils !

Éric se dirigea dans sa chambre et en ressorti avec un sac de voyage.

John : où vas-tu ?

Éric : je dors chez Chucky, le temps qu’il faudra.

John : Éric, s’il te plait. Conduits toi en homme et écoute moi !

Éric : je ne suis pas prêt à écouter tes excuses. 

 

En sortant de chez lui, Éric prit son téléphone et composa le numéro de sa mère.  Il voulait lui parler, toute de suite.  Elle l’invita à la rejoindre à l’hôtel où elle séjournait depuis quelques jours.

Mary commença à prendre son fils dans ses bras mais Éric recula.

Éric froid : pourquoi papa ne voulait pas de moi ?

Mary : ce n’est pas qu’il voulait de toi, c’est juste qu’il ne se sentait pas prêt. Ton père est quelqu’un de fière et il veut toujours ce qui a de mieux pour sa famille.  A l’époque, il ne gagnait pas assez d’argent pour une bouche en plus. Il a préféré partir plutôt que voir sa famille dans le besoin. John est venu te voir à la nurserie, le lendemain de ta naissance. Ensuite, il s’est écoulé 6 mois avant que j’ai, de nouveau, des nouvelles de lui. Un beau jour, John s’est présenté à ma porte et il m’a brandi sa fiche de paye.  Il m’a dit : « je peux assumer notre enfant maintenant ».  John et moi avons louer un petit studio dans la banlieue de Houston.  John a continué à travailler sans compter ses heures, c’était pénible, vraiment, mais nous n’avons jamais manqué de rien.

Éric : moi si.  En y réfléchissant longtemps, je me suis rendu compte que mes deux parents étaient distants avec moi.  Oui maman, tu as changé avec moi lorsque tu as vu que j’avais hérité de ton don pour le dessin. Je suppose que ça te rappelle ta carrière de styliste raté.

Mary : comment as-tu….

Éric : je suis tombé, par hasard, sur ton projet de fin d’étude, à la bibliothèque du lycée. 

Mary : je n’ai pas très envie de parler de cela. 

Éric : je crois que ça t’insupporte que je veule faire carrière dans l’art.

Mary : tu ne peux pas en vivre ! Crois-moi, ce don ne te servira à rien dans la vie.

Éric : laisse-moi te prouver le contraire !

Mary : je te l’interdis Éric !

Éric : tu ne crois absolument pas en moi ou tu as simplement peur que je réussi là où tu as échoué ?

Mary : parle-moi sur un autre ton jeune homme !

Éric le sourire en coin : c’est bien ce que je pensais. Tu as toujours été jalouse de moi.  Je m’en suis réellement rendu compte au centre de rééducation.  Tu été jalouse et en colère contre moi car je prenais soin de papa mieux que toi ! Tu n’as jamais su assumé quoi que ce soit d’ailleurs !

Mary gifla Éric.  Ce dernier prit simplement ses affaires et sortit de la chambre d’hôtel, sans se retourner sur sa mère.  Le dialogue était désormais rompu avec ses deux parents, pendant un temps indéterminé.  

 

Le lendemain, Éric reprit le chemin du lycée avec son ami Chucky.  Tami semblait vouloir l’éviter.  Éric voulu lui parler mais son coach l’appela avant qu’il puisse s’approcher d’elle.

Coach : je suis content que tu sois revenu en ville. Nous nous faisons du souci pour toi Éric. 

Éric :  je suis désolé pour le match de vendredi dernier. Je comprendrai si vous m’excluez de l’équipe.

Coach : ton père m’a expliqué ta situation familiale.  Est-ce que tu veux m’en parler ? 

Éric : j’ai déjà fait appel à une personne de confiance pour parler.  Dans l’immédiat j’ai besoin de savoir si je suis viré de l’équipe.

Coach : je suis obligé de te suspendre pour un match mais tu viendras quand même au camps d’entrainement. A l’avenir, n’hésite pas à venir me voir avant de fuguer.

Éric : oui coach. 

 

Plus tard au camps d’entrainement.

Mo : tient, Taylor nous fait la joie de sa présence. 

Éric fit mine de ne pas l’entendre. Mo se rapprocha de lui et lui mit un bras sur les épaules.

Mo : dit donc mec, je ne sais pas ce que tu as dit à Tami mais elle a enfin voulu sortir avec moi.  

Éric : je ne lui ai pas parler à Tami.

Mo : oh arrête, je suis au courant de son escapade à Austin, avec toi et ton puceau de meilleur ami.  

Éric : c’est Chucky son nom ! 

Mo : oui Chucky si tu veux.   Alors comment c’était ?

Éric : comment c’était quoi ?

Mo : ben ta fugue ?  Tout le monde ne parle que de cela. Tu sais que le shérif, mon père, a interrompu le match durant deux heures à cause de toi.  Le match où j’étais censé me faire remarquer par Grandy Hunt.

Éric : qui ça ?

Mo : le journaliste Grandy Hunt.  Le mec qui est capable de lancer une carrière si tu fais partie de sa liste de joueurs prometteur.  Après tous, c’est normal que tu ne le connaisses pas, vu que tu ne devrais même pas jouer dans la première équipe. 

Éric sourit : c’est ce qu’on appelle avoir du talent.

Mo : Taylor, tu manques vraiment de modestie mais passons.  Je devrai te faire bouffer la terre du terrain à l’heure qu’il est, mais je te pardonne.  Tami, ça fait longtemps que je lui tourne autour.  Nous sortions ensemble sans vraiment concrétiser la chose mais ce weekend, tout a changé.  En rentrant d’Austin, Tami s’est offert à moi.  Putain, qu’est-ce qu’elle est bonne au lit !

Éric serra ses poings pour pas frapper Mo.

Mo poussa Éric un peu plus :  tu as bien fait de renoncer à elle.  Elle est trop expérimentée pour un puceau comme toi, Taylor.   

Mo réussi son jeu de pouvoir avec Éric, qui sauta sur lui.   Deux coach les sépara et les emmenèrent directement au bureau du coach principal.

Coach énervé : puis-je savoir ce qui vous a pris messieurs ?

Mo : Taylor s’est jeter sur moi sans raison.  Je voulais simplement être poli et savoir si tous se passait bien pour lui.

Éric : Mo m’a insulté coach et il a manqué de respect envers une amie a moi. 

Mo : oh ça va !  Si on ne peut plus parler de sexe. 

Coach : stop tous les deux ! On ne se bat pas sur mon terrain et sous mes couleurs.  Vous êtes des coéquipiers bon sang !

Mo : Taylor ne joue pas en équipe première coach donc, techniquement, il ne fait pas parti de mon équipe.

Coach : Éric jouera en équipe première lorsque sa suspension sera levée et je compte sur toi pour être un leader.  En attendant, je ne peux tolérer de tels agissements sur mon terrain.  Vous serez de corvée ménage jusqu’à la fin du mois.   Je vous veux, ensemble, à la laverie tous les soirs. Je superviserai.  Compris ?

Mo : oui coach.

Éric : oui coach.

Tami les attendait à la sortie du vestiaire.

Tami : qu’est-ce que vous avez foutu tous les deux ?

Mo :  Taylor est un peu à cran.  Moi, en tant que capitaine de l’équipe, j’ai voulu discuter avec lui. 

Tami : discuter à coup de poing ?  Vous vous foutez de moi ?

Éric : Tami, ne t’en mêle pas, ok ? 

Tami : pourquoi tu agis comme un connard avec moi ?

Éric sourire en coin : parce que j’en suis un très chère. Tout le monde te le confirmera.  Je suis un gros connard de première. Maintenant, fiche moi la paix Tami !

Mo prit alors Tami dans ses bras et ensemble, ils regardèrent Éric partir.  Mo était plutôt satisfait de lui. Quant à Tami, elle était désolée par l’attitude, complètement désinvolte, de son ami. Malheureusement, elle ne pouvait pas l’aide, si lui, il ne voulait pas qu’on l’aide.  On dirait que leur weekend à Austin était déjà oublié pour Éric. 

 


chouchou70  (05.02.2019 à 19:07)

Chapitre 8

 

Note de l’auteur : le vocabulaire utilisait dans ce chapitre risque de heurter les plus jeune.  

Les mois passèrent, Éric croisait de temps en temps ses parents en ville, ils n’échangèrent que quelques mots à chaque fois. La colère à leurs égards était encore enfouie profondément en lui. Éric laissa peu à peu sa colère le consumer et plus le temps filait, plus il devenait incontrôlable et même violent avec son entourage. Éric en était même venu aux mains avec son meilleur ami, à propos d’un simple cours de maths.  Les parents de Chucky ont décidé, à contre cœur, d’expulsait Éric de leur maison.

Éric ce retrouva contraint de retourner vivre chez lui. Cela faisait maintenant quatre mois qu’Éric n’avait pas mis les pieds chez lui. Lorsqu’il passa le seuil de la porte, il fut surpris de voir sa mère et son père réuni, dans la cuisine, faisant à manger ensemble, et rigolant ensemble, comme deux adolescents attardés.

Éric : Hé ! Qu’est-ce que vous foutez tous les deux ?

Mary courant vers Éric : oh Éric, mon bébé ! Tu es enfin revenu à la maison. Je suis tellement heureuse.

Éric froid : je vous ai poser une question ?

John : ta mère et moi avons beaucoup discuter. Nous nous sommes remis ensemble il y a seulement trois semaines. 

Éric : quand je pense à tous ce que vous vous êtes dit et maintenant, vous rebaisez ensemble. Vous êtes pathétique !

Mary haussant le ton : surveille ton langage jeune homme !

Éric : il va falloir t’y habituer maman. 

John : nous ne t’avons pas élevé comme ça.  

Éric hurlant : vous avez détruit ma vie putain ! Vous m’avez fait endosser le rôle de l’adulte alors que je n’y étais pas préparée. Et tout ça pourquoi ?  Pour que vous vous pavanez comme deux adolescents attardés !   Est-ce que vous vous souvenez que vous avez eu un fils ensemble ou vous voulez vivre sans « l’erreur » ?

John gifla Éric avec rage :  tu n’as jamais manquer de rien à ce que je sache ! Tu crois que c’était amusant pour moi de passer des nuits blanches au travail. Non ! Mais pourtant, je l’ai fait pour que tu ne manques jamais de rien. Pas comme moi. Tu sais pourquoi je suis partit lorsque j’ai su que Mary était enceinte ?  Parce que j’ai eu peur de reproduire le même chemin que mes propres parents, qui m’ont trainé d’appartement miteux à un autre. Moi je me suis refuser d’offrir cette vie à mon propre fils ! 

Éric : tu n’aurais pas dû me faire voir un psy ! A cause de toi, je me suis toujours considérer comme un garçon différent alors que tout était faux. Quand je pense à tous ce que j’ai dû faire pour me faire accepter à l’école. Maintenant, j’ai tout perdu, à cause de vous. 

Mary : nous devrions suivre une thérapie familiale pour résoudre nos conflits ? Nous ne pouvons pas continuer comme ça tous les trois.

Éric : tu es conne ou quoi ? Je ne veux plus jamais entendre le mot « psychologue » de ma putain de vie !

John gifla de nouveau Éric : je t’interdis d’insulter ta mère !  

Éric : allez-vous faire foutre !

John : ne remet plus jamais les pieds ici avant de retrouver un comportement correct avec nous. Nous sommes encore tes parents que tu le veules ou non. Tu nous dois le respect !

Éric : l’erreur ce case !

Mary était effondré devant la violence verbale de son fils. Comment Éric était devenu cet adolescent odieux et irrespectueux ? Est-ce vraiment leurs fautes où d’autres facteurs y avait contribué ?   

John était vraiment remonté contre son fils.  Ce soir, c’était soir de match pour Éric mais pour tous la première fois, John ne voulait pas s’y rendre, ni même regardait la retransmission télévisuelle. Mary regarda le match juste pour voir son fils. Éric lui manquait affreusement et elle était plus qu’inquiète à son sujet. La bagarre, en direct, entre Éric et un joueur n’allait pas arranger son inquiétude.

Les Greenway Demons sont menés 36 à 20.  Mo MC Arnold s’apprête à faire la dernière action du match.  Son receveur, Éric Taylor est en place.  Mo fait la passe.  La balle est interceptée par l’équipe adverse. Touchdown.  Les Greenway Demons ont perdu à domicile.  Pourtant le match aurait dû être une formalité mais il semblerait que l’alchimie entre le receveur et le quaterback n’était tout simplement pas au rendez-vous.

Mo : eh Taylor ! Putain c’était quoi ce merdier ?

Éric : si tu savais lire le jeu correctement, tu aurais vu que ce n’était techniquement pas possible de me faire la passe à ce moment-là. 

Mo :  j’ai étudier les vidéos de leurs matchs contrairement à toi ! Il forme un trou immense à l’endroit où je t’ais envoyé la balle. C’était une réception facile !

Éric : bien sûr avec un bloqueur de 20 cm de plus que moi, qui me collait au fesse, ou que j’aille. 

Mo : fallait me faire un signe et j’aurai changé ma stratégie mais non, tu as préféré fermer ta gueule !

Éric : parce que tu écoutes tes coéquipiers maintenant ? 

Mo : je suis le capitaine et le quaterback de l’équipe.

Éric : tu ne sais même pas lire un jeu !

Mo : ne tant prend pas à-moi si le coach a décidé de te faire jouer au poste de receveur plutôt que quaterback. Tu ne devrais même pas jouer en équipe première ! Alors ne fait pas ta chialeuse Taylor !

Éric enleva son casque et poussa Mo, qui tomba au sol. Mo, ce releva, enleva son casque à son tour et plaqua Éric au sol. Les deux joueurs roulèrent au sol, entrelacé l’un a l’autre avec rage.  Éric reprit le dessus et frappa violement le visage de Mo. Tami sauta des tribunes pour essayer de stopper la bagarre.  Elle se mit entre les deux hommes mais Mo répliqua.  Il agrippa violement le bras de Tami et l’a poussé hors du terrain. Celle-ci perdit l’équilibre et tomba à la renverse. Éric, qui tenait à Tami plus qu’il ne voulait l’admettre, explosa de rage.  Il mit alors ses deux mains sur le cou de son adversaire pour l’étrangler.  Heureusement, le coach intervenu. Il convoqua immédiatement Mo et Éric dans son bureau.

 

Au bureau du coach.

Coach hurlant : vous êtes une honte pour l’équipe ! 

Éric : je n’en n’ai plus rien n’a foutre de votre équipe de merde !  Je me case de l’équipe.

Mo : c’est ça, case toi Taylor !

Coach :  toi aussi tu es virer de l’équipe Mo.

Mo : quoi ? Mais non coach, vous ne pouvez pas me faire ça ?

Coach : je ne tolère pas ce genre de comportement sur mon terrain.  

Mo : vous avez pensé à mon avenir ?

Éric : qui voudrait d’un quaterback pas fichu de lire un jeu ?

Mo : ferme ta grande gueule Taylor ! Tout ça c’est de ta faute ! Ta vie est tellement merdique que tu accables tout le monde. Faut te faire soigner mon pauvre ami !

Éric leva le poing.

Coach : ça suffi maintenant ! Mo tu sors. Éric reste ici, j’ai à te parler.

Éric : gardez vos beaux discours pour vous.  

 

Éric se retrouva errant dans les rues de Houston, perdu dans ses pensées. Tami le suivait, à bonne distance, afin de ne pas être repérer.  Éric rejoignait la crique de Seabrook plage, au sud de la ville. Tami s’approcha doucement.

Éric : je pensais que tu te manifesterais plus tôt.

Tami pris en faute : je ne suis pas très bonne espionne ?

Éric sourit : pas vraiment. 

Tami :  je peux m’assoir ?

Éric : maintenant que tu m’as suivi jusqu’ici. 

Tami s’assit donc à côté d’Éric. Ensemble, ils scrutèrent l’horizon avant que Tami rompit le silence.

Tami : pourquoi tu fais ça ?

Éric : faire quoi ?

Tami : tu fais tout pour que les gens te détestent. Pourquoi ?

Éric : on dirait que ça ne marche pas avec toi.

Tami : je suis tendance. 

Éric : pourquoi tu as couché avec Mo ?

Tami : Mo ne m’a pas repoussé, lui.

Éric : un point partout.

Tami : je…je voulais te remercier pour tous à l’heure, pour m’avoir défendu.

Éric : je respecte toujours une femme.

Tami : si tu respectes les femmes, pourquoi tu m’as repoussé, à notre retour Austin ?

Éric : je ne suis pas quelqu’un de bien. 

Tami : et moi, je suis sûr du contraire. Tu me l’as prouvé plusieurs fois.

Éric soupira :  je me demande à quoi cela a servi ? Cette année était vraiment pourri.  Je ferais mieux de partir.  Je ne manquerai à personne.

Tami inquiète : partir où ?

Éric le regard vide : je ne trouve plus ma place. A quoi bon continuer ?

Tami : et le dessin ?

Éric : comment tu sais que je dessine ?

Tami : je lis le journal du lycée. Les résultats du concours d’art appliquer était dedans avec ton dessin. Tu as vraiment un beau coup de crayon.

Éric :  je n’ai pas gagner ça veut bien dire que je ne suis pas si doué que cela.

Tami : tu as fini dans le top 3, ce n’est pas rien quand même. 

Éric rêveur : tu sais ce que je voulais faire quand j’étais petit ? 

Tami : non

Éric : je voulais être un aventurier dessinateur. Je voulais parcourir le monde et dessinait tous les endroits magnifiques de mère nature. Je voulais que tout le monde puisse voir la même chose que moi à travers mes dessins. C’est vraiment utopique comme vision ?

Tami : je ne trouve pas. Tu as une âme d’artiste Éric Taylor.  Tu vois, tu as trouvé ta place finalement. 

Éric :  tu vis dans quel monde Tami Tal ?

Tami :  je suis une rêveuse optimiste. Je déteste les injustices et surtout, je veux rendre le monde merveille. Je veux pouvoir aider tous ceux qu’ils valent la peine d’être aidé. Même si ce sont de vraies têtes de mule.

Éric taquin : une tête de mule comme moi par exemple ?

Tami : toute à fait monsieur.

Éric curieux : et qu’est ce qui te fait penser que j’en vaut la peine ?

Tami : tu es un rêveur optimiste comme moi, tu as un don qui ferait jalouser les plus grands artistes, tu as des valeurs humaines et surtout ton regard me demande de t’aider.

Éric :  mon regard ! Tu es sérieuse ?

Tami :  je vois en toi un mal être profond, une colère qui ne demande qu’à se dissiper. Tu penses que tu es seul face au monde mais c’est faux. Tout le monde veut t’aider, mais toi, tu refuses la main qu’on te tend. Pourquoi ?

Éric : la vie m’a appris que l’on ne peut compter que sur soi-même.

Tami : tu es une personne d’assez fière. Je me trompe ?

Éric : je n’appellerai pas ça comme ça. C’est juste que, je ne fais pas facilement confiance aux gens qui m’entoure. J’ai été trahi par les deux personnes qui ne sont jamais censés te trahir.

Tami : tu me fais confiance ?

Éric : je n’ai pas vraiment le choix. Tu es pire qu’un bloqueur défensif, jamais loin de sa cible.

Tami rigola : je le prends pour un compliment.

Tami se pencha sur les lèvres d’Éric et osa y laisser un baiser. Éric y répondit. Il alla même plus loin en insérant sa langue dans la bouche de Tami.  Leurs corps entrelacés, l’un à l’autre. Ils perdirent peu à peu toute leurs retenus. Éric bascula doucement Tami sur le sable froid et commença à défaire son t-shirts. Tami enleva à son tour le t-shirts d’Éric et défi le bouton de sa lourde ceinture. Éric se retrouva en boxer, couché sur une Tami, à moitié dévêtu.  Il continua à descendre plus bas avec ses mains si tendre et chaude, pour atteindre le bas de son bassin.   Tami glissa délicatement le boxer d’Éric jusqu’au niveau de ses genoux. Le jeune homme, désormais nu, continua à masser les hanches soigneuses de sa belle jusqu’à que cette dernière guide ces mains jusqu’à sa petite culotte.  Elle l’aida à la faire glisser le long de ses jambes. Éric tremblait maintenant de tout son corps. Elle l’encourage du regard, à aller plus loin. Éric pénétra Tami aussi délicatement que ce fut possible et se retira, avec douceur, après avoir joui. Après le calme de leurs ardeurs retrouver, ils se couchèrent, l’un à côté de l’autre, ce tenant par la main, leurs regards fixant le ciel étoilé. 

Éric soucieux : je ne t’ai pas fait mal ?

Tami : tu es tellement doux comme garçon. Est-ce que tu l’avais déjà fait ?

Éric :  non.

Tami :  moi aussi, c’était ma première fois.

Éric la regarda, étonné : mais Mo…

Tami : Mo t’a raconté des conneries. Je n’ai pas fait l’amour avec lui.  Je ne me sentais pas prête.

Éric se sentant coupable : je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris et je…

Tami : tu n’as pas intérêt à me refaire le coup du mec qui regrette. J’en n’avais envie.  Je t’aime depuis le premier jour ou mes yeux se sont posés sur toi.

Éric : est-ce que je peux te demander une faveur ?

Tami : bien sûr.

Éric : tu m’inspires et je voudrais te dessiner pour immortaliser ce moment de sérénité.  

Tami :  j’en serai ravie.

Tami regarda Éric sortir son petit carnet de poche et son crayon. Cela l’amusa.

Éric : qu’est ce qui te fait rire ?

Tami : tu as toujours ton carnet à porter de main ?

Éric : toujours, sauf pendant que je joue. C’est interdit.

Tami :  en parlant de football. Tu devrais faire attention à toi. Mo risque de te faire payer ce moment de honte.

Éric : je suis virer de l’équipe.   

Tami sincère : je suis désolé. Tu veux que je parle au coach ? Je lui expliquerai que c’est de ma faute.

Éric : tu sais, je n’avais vraiment plus le cœur à jouer de toute façon. Trop de souvenir avec mon père. Je t’assure, c’est mieux comme ça.

Tami revenant à la réalité : oh merde ! Il est quelle heure ? Mon père va me tuer.

Éric : je te ramène à la maison ?

Tami : idiot ! Tu habites juste à côté de chez moi. Tu dors bien chez toi m’a dit Chucky ?

Éric n’osa pas avouer qu’il dormait dans la rue ce soir : oui bien sûr. Allons, rentrons, il se fait tard.

Tami : juste une dernière chose, Mo ne doit rien savoir à propos de nous deux.  Il risquerait de s’en prendre à toi. Je ne veux pas que tu es des ennuis à cause de moi.

Éric : tu devrais quitter ce minable.

Tami : si je le quitte, il s’en prendra à toi.

Éric : je sais me défendre. Mo ne me fait absolument pas peur.

Tami : je suis très sérieuse Éric.  Promet moi de garder le secret, au moins le temps que la situation entre vous s’apaise.

Éric : ok promis.

Éric raccompagna Tami jusqu’au palier de sa maison, et attendit qu’elle rentre, avant de repartir discrètement dans la rue. En jetant néanmoins, un coup d’œil furtif à sa propre maison, plonger dans l’obscurité.

Une mystérieuse présence scrutait la maison de Tami Tal. Il regardait, non sans haine, le baiser échangé entre Éric et Tami. C’était Mo McArnold. Il m’avait qu’une envie, c’était de sortir de sa cachette et de tuer ce petit branleur de Taylor mais, s’il voulait garder Tami, il ne pouvait pas réagir comme un abruti.  Non, ce qu’il devait faire, c’est déjà de faire profil bas et ensuite de faire ami-ami avec Éric, pour mieux le rouler dans sa merde ensuite.


chouchou70  (05.02.2019 à 19:09)

Chapitre 9

 

Le lendemain.

Le coach convoqua les parents Taylor à son bureau afin de parler de l’incident lors du match.

Coach : je tenais à vous l’annoncez moi-même. J’ai viré Éric de l’équipe. Son comportement est devenu trop instable pour qu’il puisse continuer à jouer pour l’équipe.

John : nous comprenons parfaitement votre décision coach. Je tiens à m’excuser pour lui.

Coach : si vous me le permettez, j’aimerai comprendre ce qui arrive à votre fils. Je connais Éric depuis l’époque des Pop Warner. Je n’ai jamais eu à me plaindre de lui, jusqu’à aujourd’hui.

John : ce sont des histoires de famille qui ne vous concerne pas, coach.

Coach : je m’inquiète simplement pour Éric. Il semble ressentir une si grande colère en lui. J’aimerai découvrir pourquoi il se réfugie dans la violence.

John : vous voulez l’aider alors que vous l’avez viré de l’équipe ? Vous me faites bien rires !

Coach : je n’avais pas le choix monsieur Taylor. Éric représente un danger pour mes autres joueurs. Mais également pour lui-même, si nous n’intervenons pas.

Mary se confiant : depuis l’AVC de mon mari, notre vie de famille est déchirée. Mon mari et moi, nous nous sommes séparées un certain temps et Éric ne vit plus chez nous depuis que je lui ai dit, dans un accès de colère, qu’il était le fruit d’une erreur. Éric est revenu hier à la maison pour je ne sais quelle raison. Il nous a vu, ensemble. Juste après ça, il s’est mis dans une colère noir. Mon bébé a tellement changé. J’ai peur pour lui vous savez.

Mary éclata en sanglot dans les bras de son mari.

John devenant soucieux : vous savez s’il est venu au lycée aujourd’hui ?

Coach : pas que je sache. Je peux appeler ses amis si vous le voulez ? Ils en savent surement plus que nous.

John acquiesça. Cinq minutes plus tard, Chucky et Tami était au bureau du coach. Dès qu’ils ont vu les parents d’Éric, ils suent qu’il y avait un problème avec leur ami.

Chucky : que ce passe-t-il coach ? C’est Éric ?

Coach : est-ce que l’un de vous a vu Éric depuis hier soir ?

Tami très surprise : il n’a pas dormi à la maison cette nuit ?

John : tu l’as vu Tami ?

Tami : je…j’étais avec lui, hier soir. Il m’a raccompagné à la maison, tard dans la soirée. Il a dû attendre que je rentre pour rebrousser chemin. Il était chez toi Chucky ?

Chucky : non. Mon père l’a foutu dehors hier matin.

John : pour quelle raison ?

Chucky : avec tous le respect que je vous dois, je ne balancerai pas mon pote. Tous cela, c’est de votre faute, a tous les deux ! Alors, ne faites pas semblant de vous inquiéter Monsieur Taylor devant le coach, après foutu la merde dans sa vie !

Coach : stop ! Ça suffi Chucky ! Tami, est-ce qu’Éric a pu te parler de quelques choses en particulier qui nous permettrai de savoir où il se trouve en ce moment ?

Tami hocha la tête : non désolé.

Coach : comment l’as-tu trouvé hier soir ? Est-ce que tu penses qu’il pourrait se faire du mal ?

Tout le monde avait les yeux rivés sur elle, suspendu à ses lèvres, appréhendant sa réponse.

Tami : il me semblait tellement perdu mais je suis sûr qu’il n’a rien tenter pour se faire du mal. Il me l’a dit ouvertement. Je pense qu’il a juste besoin d’être seul. Éric est un solitaire, vous deviez le savoir Monsieur et Madame Taylor.

John ce leva en colère : ça suffit ! Je préfère sortir d’ici avant de devenir odieux avec des gamins qui pense mieux connaitre mon fils que moi, son père !

Mary : chéri ! Reviens !

John : je t’attends à la maison chérie.

Coach s’adressa aux deux adolescents : j’attends vos excuses jeunes gens.

Chucky : hors de question coach. Je suis ami avec Éric depuis les bancs de l’école élémentaire. Alors, quand je le vois aussi mal dans sa peau, c’est comme si je souffrais avec lui. Alors, ne me demandez pas de m’excusez envers les responsables du mal être de mon meilleur ami.

Mary : mon fils me manque tous les jours !

Chucky éleva la voix en quittant la pièce : il fallait y penser avant d’ouvrir la bouche, pour rester polie.

Tami couru après son ami : Chucky, calme toi.

Mary était de nouveau au bord des larmes. Le coach n’avait jamais été aussi gêné de sa vie. Jamais il n’aurait pensé que son rendez-vous avec les parents Taylor finisse en règlement de compte générationnel. Il ne trouva qu’une chose à dire.

Coach : je suis navré Madame Taylor pour ce qui vient de se passer dans mon bureau.

Mary : je suppose qu’on le mérite.

Coach : vous êtes de très bon parents. Éric est vraiment un jeune homme sympathique, dévoué, à l’écoute. Je lui ai même trouver un certain leadership. C’est vous qui lui a inculqué ses valeurs. Je pense sincèrement que personne n’a le droit de vous juger. Ce que votre famille a subi, déstabiliserai n’importe quel adolescent. 

Mary : que pouvons-nous faire ?

Coach : je n’ai malheureusement pas de réponse à votre question. Le mieux que vous puissiez faire, c’est de laisser Éric gérer la situation par lui-même. Éric est un jeune homme censé. Je suis quasiment sûr qu’il reviendra vers vous, une fois sa colère dissipée. 

Mary : merci coach. Nous vous tiendrons au courant dès qu’on aura des nouvelles d’Éric.

Coach : bon courage à vous. Surtout, n’hésitez pas à venir me voir, si vous avez besoin de parler.

Mary prit congé du coach. Dans la cours du lycée, elle regarda du coin de l’œil, Tami et Chucky en pleine discussions.  Elle voulut écouter leurs conversations mais elle fut prise au dépourvu lorsque, Mo Mc ’Arnold s’approcha des deux adolescents.

Mo : dit moi bébé, qu’est-ce que tu faisais dans le bureau du coach ?

Tami : Éric n’était pas au lycée aujourd’hui et ses parents ne l’ont pas vu depuis hier après-midi.

Mo : merde !

Chucky : arrête de faire semblant d’être inquiet Mo. Tu me donnes envie de vomir.

Mo : ça va ! Enterrons la hache de guerre, tu veux ? Vous avez besoin d’aide pour le chercher, je suis votre homme.

Chucky : et pourquoi sir Mc ‘Arnold nous donnerai un coup de main. Tu haï Éric. Tu l’as fait virer de l’équipe !

Mo : je suis également virer de l’équipe, puceau ! Si tu veux tous savoir, je déteste voir mon bébé inquiète. Donc, plus vite je retrouverai Éric, plus vite Tami retrouvera le sourire.

Chucky : je me disais aussi que tu ne le faisais pas pour mon meilleur ami.

Tami : vous me fatiguez tous les deux. Mo, si tu veux nous aider, ça sera avec plaisir. A condition que tu me promettes de ne pas te prendre la tête avec Éric, une fois qu’on l’aura retrouvé. Promis ?

Mo : promis bébé.

 

Malgré tous la bonne volonté de tous, Éric resta introuvable pendant trois jours entiers.

Le lundi matin, Éric réapparut dans le couloir du lycée. Tami ressentit un immense soulagement. Chucky était déjà aux côtés d’Éric.

Tami : tu étais passé où ? Nous étions mort d’inquiétude !

Éric souri : ici et là.

Chucky : en tous cas, tu ne sens pas la rose, mon pote.

Éric : c’est ce qu’on appelle, vivre en harmonie avec la nature. Tu devrais essayer mon ami. Ça fait un bien fou à l’esprit.

Tami : il y a un regard nouveau dans tes yeux.

Éric : après les cours, je rentre à la maison pour la Grande discussion.

Tami et Chucky n’eut pas le temps de répondre. La sonnerie des cours retenti. Éric s’éloigna d’eux à la hâte. Tami et Chucky restèrent perplexe. Devaient-ils être inquiet ou au contraire, heureux pour lui. Qu’est-ce qu’Éric avait bien pu faire pendant ses trois jours ?  

 

Au même moment, au domicile Taylor, John reçu un coup de téléphone de son travail.  Le responsable de la section « Paralysie », Monsieur Tal voulait le voir, ainsi que sa femme, aussi rapidement que possible.

 

Monsieur Tal : bonjour Mr et Mme Taylor.  

John soucieux : que ce passe-t-il Mr Tal ?

Le directeur Mr Tal : venez avec moi.

Le directeur les conduisit au bureau de John Taylor.  Le bureau était sens dessus-dessous, des milliers de morceau de verre baignaient dans le liquide qu’ils contenaient, jadis. Au pied du bureau, ce trouvait un tas de cendre, encore fumant.  John était choqué devant un tel spectacle désolant. Toutes les recherches d’une vie étaient parties en fumée. Mr Tal les conduisit ensuite à son bureau ou deux personnes de la sécurité les attendaient.

Mr Tal : comme tu le sais John, le laboratoire est sous surveillance 24heures sur 24. Nous avons visionné l’enregistrement de la caméra qui donne sur ton bureau. Voici l’enregistrement, cette nuit, aux alentours de trois heures du matin.  

La vidéo montrait un jeune homme, de taille moyenne, portant une casquette et un sweet-shirt de l’équipe lycéenne des Greenway Demons, saccageait le bureau de John Taylor. Les Taylor reconnurent immédiatement leurs fils sur la vidéo. Mr Tal demanda aux hommes de la sécurité de partir. Il regarda un bref moment son ami et collègue.

Mr Tal : c’est ton fils n’est-ce pas ?

John acquiesça.

John : le message est clair maintenant !

Mary : ne fait pas cela John. Je t’en prie ! Il essaye juste d’attirer notre attention.

John : il a détruit les recherches d’une vie ! En faisant ce qu’il a fait, il a détruit l’espoir de milliers de personne en attente de traitement. Je sais maintenant ce que cela fait d’être paralysé, et je me mets à la place des patients moins chanceux que moi. C’est trop grave pour que je lui pardonne cette fois.

Mr Tal : John, je suis obligé de prévenir le shérif. Si tu veux, je peux volontairement lui cacher l’identité de ton fils. Ça vous donnera du temps pour engager un avocat.  

John le visage fermé de toute émotions : je ne veux aucun traitement de faveur. Qu’il assume ses actes et qu’il en paye le prix.

Mary choquée : comment peux-tu envoyer ton propre fils devant la justice ? Ça n’aidera pas Éric à aller mieux.

John le visage toujours fermé : je n’ai plus de fils à partir d’aujourd’hui ! 

John se leva et partit sans se retourner, suivi par sa femme apeurai.

 

John et Mary arrivèrent devant leurs maisons. En ouvrant la porte d’entrée, ils étaient loin de se douter, qu’Éric serai assis sur le canapé du salon. Il les fixait du regard, un regard profond, intense, rempli de haine. A côté de lui, son sac de sport rempli de ses affaires personnels. Éric avait manifestement tous préparer. John prit le premier la parole.

John : tu as quelques choses à dire pour ta défense ? 

Éric le sourire au lèvre : c’était très réjouissant. 

John rouge de colère : ah parce que pour toi, c’est très réjouissant de détruire l’espoir de milliers de personne. 

Éric : je ne suis pas stupide. Dans ton bureau, tu trouveras une copie de tes formules mathématiques. 

John : tu as ruiné quinze ans de recherche ! Tu t’en rends compte j’espère ? Le laboratoire risquera de fermer par ta faute. Déjà que nous sommes sur la sellette, alors maintenant que nos échantillons sont éparpillés sur le sol n’arrangera rien à la situation. Est-ce que tu t’en rends bien compte ?

Éric : ce laboratoire a volé ma vie et mon père. Alors oui, je me contre fou de ce qui adviendra du centre de recherche.

John : DEGAGE DE MA VUE sale petit merdeux !

Mary : John !!! S’il te plait ! Calme-toi ! Ne dit pas des choses que tu regretteras par la suite. 

John : si ton fils veut foutre sa vie en l’air, c’est son problème, plus le mien !

Éric : ne te fait aucun soucis père, je ne serai plus un problème pour toi. Regarde-moi une dernière fois dans les yeux ! REGARDEZ-MOI BIEN ! Jamais vous ne me reverrez ! JAMAIS !

Mary hystérique : pourquoi tu nous fais ça !

Éric : pourquoi je vous fais ça ? Tu es sérieuse maman ? Rappelle-moi qui m’a obligé à vivre dans un centre de rééducation ? Qui m’a obligé à subir vos disputes ? Qui a dû prendre soin de vous deux, pendant ses mois passés au centre de rééducation ? Qui m’a obligé a renonçait à mes activités scolaires qui comptait beaucoup pour moi ?  Qui était jalouse de moi ? Car oui, tu étais jalouse maman, parce que je m’en sortais mieux que toi avec papa.  Tu as ruiné ma vie maman parce que tu étais jalouse de ma relation avec papa ! Si tu avais fermé ta gueule sur vos secrets de jeunesse, nous n’en serions pas là ! Alors si quelqu’un a quelque chose à se reprocher ici, c’est bien toi maman !

Mary en larme : Éric, je t’en prie….

Éric le visage impassible : je ne veux plus jamais vous revoir ! Ni l’un, ni l’autre !

Éric prit alors ses affaires, ce rendit à la porte du domicile familiale, et sortit, sans jamais prendre la peine de jeter un regard, même furtif, aux deux adultes qui l’avait trahi de la pire des manières.

John garda son visage, armer de courage pour ne pas fondre en larme tous comme sa femme. Malgré la colère qu’il pouvait ressentir, au plus profond de lui-même, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. C’était lui l’homme de la maison, son devoir était de veiller sur sa famille. Il avait misérablement échoué dans son rôle de père et de mari.

Son épouse était, en ce moment, en pleine crise d’hystérie, hurlant sans cesse le nom de leurs fils. John ne pouvait s’empêcher de retenir ses larmes. Mary était plus que fragile psychologiquement et cela était également de sa faute. John prit secrètement la décision de ne plus travailler, d’ailleurs il avait tous perdu, afin de rester auprès de sa femme. Éric avait raison, il avait consacré beaucoup trop de temps à sa carrière. Mais malheureusement, il avait ouvert les yeux trop tard pour récupère son fils. 


chouchou70  (08.03.2019 à 12:24)

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